[MONDIAL-2026] Hors-jeu d’un cheveu quand elle croyait égaliser face au Portugal, la Croatie a été éliminée par un capteur hypersensible placé sur le ballon, reflet du rôle croissant de la technologie dans l’arbitrage.
Cette preuve, indétectable pour l’œil humain même en revisionnant les images, provient d’un capteur dit «IMU» («unité de mesure inertielle»), mesurant l’orientation, la vitesse angulaire et l’accélération du «Trionda», le ballon officiel du Mondial fourni par Adidas.
Pesant 14 grammes et développée pour ne pas altérer le comportement du ballon, cette puce «est capable de détecter tout léger contact, montré aux téléspectateurs sous forme de «graphique de battement de cœur», poursuit la FIFA, image à la clé pour le cas de Matanovic.
Beau joueur, l’avant-centre de Fribourg a reconnu après la rencontre «avoir senti un léger contact avec (ses) cheveux», dont il n’était «pas sûr à 100 %».
Après l’introduction au Mondial-2014 de la «technologie sur la ligne de but», grâce à un réseau de caméras pour déterminer si le ballon a franchi la ligne, puis celle en 2018 de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), les 500 données par seconde fournies par la puce IMU éloignent un peu plus le football d’élite de l’immense majorité des rencontres.
L’ultime action croate rappelle pourtant la part irréductible d’appréciation humaine : juste après l’infime impulsion de Matanovic, le ballon atterrit sur la tête du défenseur portugais Renato Veiga. Une action qui aurait pu remettre Pasalic en jeu si elle avait été considérée comme «délibérée», ce qui n’a pas été le cas.