[MONDIAL-2026] Avant d’affronter la France mardi, la Suède a été très irrégulière. Et fragile.
Qualifiée via les barrages, la Suède a débuté son tournoi en trompe-l’œil contre la Tunisie (5-1), un adversaire faible qu’elle a assommé en seconde période, plutôt tardivement. L’équipe dirigée par l’Anglais Graham Potter a ensuite coulé à pic contre les Pays-Bas (défaite 5-1), transpercée sur les côtés et punie pour sa naïveté dans sa surface. Elle a terminé sur un nul sans saveur contre le Japon (1-1), lors duquel elle n’a commencé à jouer qu’une fois menée.
Des trous et des doutes
La défense guidée par le capitaine Victor Lindelöf (31 ans) est apparue fébrile à de nombreuses reprises et il semble difficile de voir comment elle pourra endiguer les vagues bleues. Elle a en outre perdu un de ses patrons, Isak Hien, défenseur central de l’Atalanta. À sa place, Potter a fait entrer Lucas Bergvall, milieu axial de 20 ans évoluant à Tottenham. Ce souci d’infirmerie s’ajoute à des problèmes d’équilibre : un trou béant apparaît trop souvent entre la défense et l’attaque, ce qui conduit à une absence de maîtrise parfois criante dans l’entrejeu.
Isak/Gyökeres, le déclic?
Aussi irrégulière et déséquilibrée qu’elle soit, la Suède compte dans ses rangs deux des avant-centres les plus réputés de Premier League, Alexander Isak (Liverpool) et Viktor Gyökeres (Arsenal). Parfois, comme contre les Tunisiens, leur duo fait mal. Parfois, comme contre les Japonais, ils se sont souvent marchés sur les pieds dans l’axe. «On cherche encore, pour être honnête, comment bien utiliser Alex et Viktor, avec et sans le ballon», a reconnu Potter, leur coach.