L’ASBL Défi-Job accompagne des détenus en semi-liberté vers l'emploi, clé d'une réinsertion durable.
La prison ne s’arrête pas forcément au moment où la peine est purgée et que les portes du centre pénitentiaire s’ouvrent. Pour de nombreux détenus, c’est même à cet instant que commence l’épreuve la plus difficile : trouver un logement et décrocher un emploi. «Se réinsérer» dans la société en somme. À Givenich, Défi-Job accompagne chaque année entre 26 et 35 personnes et les aide, comme son nom l'indique, à préparer ce retour par le travail.
Car, pour la directrice de l’ASBL, Sabine Garrot, c’est bien après la détention que tout se joue. «Les 18 mois qui suivent une sortie de prison sont une période critique», explique-t-elle. Après le «choc carcéral» vécu à l’entrée en prison, elle décrit un «deuxième choc», celui du retour à la vie ordinaire. «Le jour où les personnes sortent, elles se retrouvent dans la réalité. Il faut qu’elles retrouvent leur place, leurs repères et en construisent d’autres pour ne plus répéter ce qu’elles ont fait avant.»
Le travail constitue, toujours selon Sabine Garrot, l’un des principaux leviers de cette reconstruction, un «indispensable afin de retrouver une place digne. Pour des personnes qui ont passé de plusieurs mois à une dizaine d'années en prison, trouver un travail, c'est déjà trouver une autre identité que celle de détenu. Plus qu’un salaire, c’est pouvoir se dire : ...
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