Accueil | Monde | Vance et Trump crient «victoire» face à Téhéran

Vance et Trump crient «victoire» face à Téhéran


Le vice-président américain, J.-D. Vance, défend un compromis «gagnant-gagnant» avec l'Iran. (Photo : afp)

L’accord trouvé avec l’Iran est jugé trop favorable par des Démocrates, mais aussi des Républicains.

Le président américain a écrit sur son réseau Truth Social : «Il n’y a pas de paiement de 300 milliards de dollars à l’Iran par les États-Unis. Ce sont des informations mensongères! Tout ce que les États-Unis y trouvent c’est un succès, des prix du pétrole en baisse et une victoire. Regardez le marché boursier!».

Le vice-président américain a parlé d’un compromis «gagnant-gagnant» avec l’Iran. «Je vais sans doute devoir le répéter plusieurs fois : quel avantage les Iraniens ont-ils qu’ils n’avaient pas déjà avant. Et la réponse est : aucun», a dit J.-D. Vance, envoyé pour défendre le protocole d’accord face aux journalistes jeudi à la Maison-Blanche.

Il a précisé que le délai de 60 jours prévu pour trouver un accord final courait à partir de jeudi.

«Nous pensions que ces négociations techniques allaient commencer à un moment ou un autre ce week-end. C’est toujours le projet mais cela pourrait changer parce qu’il n’est pas facile d’avoir des réponses d’un pays comme l’Iran, donc nous allons essayer de savoir quand exactement cela se produira. Je présume ce week-end mais je n’en suis pas sûr», a dit le vice-président américain.

Le blocus maritime est levé

Il a par ailleurs annoncé que le blocus maritime contre l’Iran avait été levé, ce qui a ensuite été confirmé par les forces américaines.

J.-D. Vance est resté plutôt vague sur la suite des événements, estimant que les États-Unis avaient opté pour une approche basée sur des résultats plutôt que sur des mots ou des engagements écrits détaillés.

«Cela sera une approche holistique où nous observerons leur comportement», a-t-il dit. «Nous gardons des leviers économiques, diplomatiques et militaires sans équivalent dans le monde et si les Iraniens veulent changer, super, nous les aiderons. Et s’ils ne changent pas, nous aurons toujours toutes les cartes en main», a-t-il affirmé.

Le protocole d’accord, signé dans des conditions déroutantes avec une succession de signatures différentes, a été vivement critiqué par l’opposition démocrate et par nombre de grands journaux américains comme une capitulation de Donald Trump, au terme d’une campagne militaire coûteuse.

Les conditions négociées inquiètent même certains élus républicains, qui gardent un souvenir amer de l’accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran par l’ancien président démocrate Barack Obama, considéré comme trop laxiste. Cette fois-ci, c’est notamment la perspective d’un allègement des sanctions contre l’Iran et d’un fonds de reconstruction de centaines de milliards de dollars qui suscite leurs inquiétudes, d’autant plus qu’aucun engagement ferme n’a été obtenu par les Américains concernant l’enrichissement d’uranium ou le soutien de Téhéran à des groupes armés alliés.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.