Face au boom des allergies respiratoires et croisées, aggravées par le changement climatique, Dr Annette Kuehn fait le point sur les traitements actuels et les pistes de prévention prometteuses.
En poste au Luxembourg Institute of Health (LIH) depuis près de 20 ans, Dr Annette Kuehn partage la direction de l'équipe d'allergologie moléculaire et translationnelle (MTA) axée sur la recherche et les besoins médicaux non satisfaits en matière de diagnostic et de prévention des allergies. Tandis que la saison des pollens de graminées bat son plein, elle livre son éclairage sur les avancées de la recherche et l'évolution des allergies.
De plus en plus de gens semblent allergiques aux pollens, est-ce une impression ou une réalité ?
Dr Annette Kuehn : Il y a un pic des allergies respiratoires, dont les allergies aux pollens font partie, dans les années 1970 durant lesquelles l’asthme a considérablement augmenté au sein de la population. Depuis, nous sommes sur des chiffres qui continuent d'augmenter, avec un fort taux de prévalence.
Est-il vrai que la pollution et le réchauffement climatique augmentent le nombre de personnes allergiques ?
Oui, certainement. Tout d’abord, la météo influence la biologie des arbres et des plantes, les producteurs de pollens. En ayant un climat plus chaud, la saison des pollens est plus longue et lorsque le temps est sec, le pollen se libère plus facilement. En ...
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