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Polluants éternels dans les eaux : «Aucun risque du point de vue de la sécurité alimentaire»


«Les concentrations de TFA sont connues et ne présentent aucun risque du point de vue de la sécurité alimentaire», précise la ministre. (Photo d'illustration : Editpress)

La ministre de l’Agriculture, Martine Hansen, se veut rassurante quant à la présence de polluants éternels et aux risques sanitaires pour les consommateurs des eaux luxembourgeoises.

Depuis 2022, aucun PFAS n’a jamais été détecté lors des contrôles des sources luxembourgeoises utilisées pour l’embouteillage d’eau minérale naturelle ou d’eau de source destinée aux consommateurs, assure, ce lundi matin, la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen. Quant au TFA, qui est contrôlé depuis 2025, celui-ci a été détecté dans quatre des six sources luxembourgeoises utilisées pour la production d’eau minérale ou de source.

«Les concentrations de TFA sont connues et ne présentent aucun risque du point de vue de la sécurité alimentaire», précise la ministre. Martin Hansen divulgue ses informations en réponse à une question parlementaire sur les polluants éternels posée par le député Marc Goergen.

Le TFA en hausse

Les premiers contrôles concernant les PFAS ont été organisés par l’AGE et se sont déroulés entre 2021 et 2023. Aussi, depuis mai 2023, le SEBES, qui fournit la moitié de l’eau potable au Luxembourg via le lac de la Haute-Sûre, assure régulièrement des mesures. La ministre relève que «sur la période disponible, aucune tendance claire de contamination de l’eau potable par les PFAS n’a pu être établie». Elle précise tout de même que «toutefois, des quantités de l’ordre de quelques ng/L ou de quelques dix-millièmes de ng/L ont parfois été détectées dans certains échantillons».

Quant au TFA, les analyses du SEBES, qui se sont déroulées également depuis 2023, montrent une tendance à l’augmentation de sa concentration. «Toutefois, la courte période d’observation ne permet pas encore de déterminer si cette évolution est durable ou si elle s’inscrit dans un cycle annuel ou pluriannuel dépendant de nombreux facteurs, notamment les conditions hydrométéorologiques», tempère Martin Hansen.

Prévenir plutôt que traiter

À la question de l’élimination des PFAS de l’environnement, la ministre indique qu’à ce jour la protection préventive des ressources en eau potable est préférée à un traitement curatif supplémentaire de l’eau, en accord avec l’article 7.3 de la directive-cadre européenne sur l’eau (2000/60/CE). Elle ajoute qu’en plus d’être techniquement complexe et financièrement pesant, le traitement de l’eau a un impact important sur l’environnement et un effet significatif sur le prix de l’eau.

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