Le parquet de Luxembourg a annoncé, ce lundi, que des graffitis à caractère préoccupant ont été découverts la semaine dernière dans les sanitaires de l’École européenne de Luxembourg. Un suspect mineur a été interpellé.
L’enquête menée par la police grand-ducale à la suite de la découverte de graffitis décrits comme «préoccupants» dans les sanitaires de l’École européenne de Luxembourg a permis d’identifier un suspect, a indiqué ce lundi le parquet de Luxembourg. Il s’agit d’un mineur.
L’École européenne du Kirchberg a décidé de fermer l’établissement à titre préventif ce lundi, tout en assurant un service d’accueil minimum. Une présence policière renforcée a été assurée sur place.
L’enquête se poursuit afin d’établir l’ensemble des circonstances des faits et les responsabilités éventuelles.
Passible d’une peine de prison
Le parquet souhaite rappeler que le fait de produire des messages alarmants ou de fausses alertes peut provoquer une mobilisation importante des forces de l’ordre et des services publics, perturber le fonctionnement normal des établissements concernés et générer une inquiétude au sein de la population. Ces comportements sont susceptibles de constituer des infractions pénales.
À cet égard, l’article 319 du code pénal luxembourgeois prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller de huit jours à cinq ans ainsi qu’une amende.
Au-delà des sanctions prévues par la loi, le parquet tient à «rappeler que de tels actes peuvent avoir des conséquences concrètes et durables, tant pour les personnes impliquées que pour la communauté éducative et les services mobilisés».
En outre, il conviendrait de «ne pas accorder une publicité excessive à ce type de messages inquiétants, ce qui correspond souvent à l’objectif recherché par leurs auteurs».