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Trump s’en prend aux pays de l’Otan qui ont rejeté sa demande d’aide


(Photo : afp)

Donald Trump a qualifié mardi d’«erreur vraiment stupide» le refus de nombreux pays de l’Otan de porter assistance aux États-Unis pour sécuriser le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran à la suite de l’attaque d’Israël et des États-Unis.

«Je pense que l’Otan fait une erreur vraiment stupide», a-t-il déclaré à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, peu après avoir affirmé sur son réseau Truth Social qu’il n’avait plus besoin de leur aide pour sécuriser ce passage stratégique pour l’économie mondiale.

«J’ai longtemps dit que je me demandais si l’Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci est, ceci était un grand test, parce que nous n’avons pas besoin d’eux mais ils auraient dû être là», a-t-il insisté.

«L’autre chose, qui est, je pense, très importante, c’est que nous n’avions pas à être là pour l’Ukraine», a ajouté le président américain, qui recevait le Premier ministre irlandais Micheal Martin à l’occasion de la Saint-Patrick.

«Nous avons aidé avec l’Ukraine et ils n’aident pas avec l’Iran, et ils reconnaissent tous que l’Iran ne doit pas avoir l’arme nucléaire», a encore dit Donald Trump. «C’est une très mauvaise chose pour l’Otan», a-t-il estimé.

«Nous n’avons plus besoin et nous ne voulons plus de l’aide des pays de l’Otan. NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN», avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l’Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d’assistance.

Dans le Bureau ovale, il a toutefois déclaré que les États-Unis «aimeraient avoir un peu d’aide» pour détecter des mines dans le détroit d’Ormuz.

Interrogé sur ses intentions concernant l’alliance de défense transatlantique, dont les États-Unis sont le pilier, le républicain est resté vague.

«Je n’ai rien de précis en tête», a-t-il déclaré, tout en lançant, après avoir parlé des dépenses que les États-Unis font pour l’Otan : «C’est certainement quelque chose à quoi nous devrions réfléchir».

Il a jugé que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait fait une «grosse erreur» en rejetant sa demande d’aide, et a balayé l’opposition du président français Emmanuel Macron en déclarant que ce dernier quitterait bientôt ses fonctions.

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