Après Matt Damon et Matthew McConaughey, c’est au tour de Ryan Gosling de partir dans l’espace pour sauver le monde. Une mission pleine d’humour et d’humanité.
L’ingéniosité, l’empathie et la coopération sont-elles des valeurs héroïques? Dans Project Hail Mary, Ryan Gosling incarne un scientifique ni courageux ni particulièrement brillant se réveillant à des années-lumière de la Terre avec une mission : sauver l’univers. Après des années de coma, son personnage, Ryland Grace, émerge comme étant le seul survivant d’une mission spatiale au but inconnu. Frappé d’amnésie, ce scientifique spécialiste de biologie moléculaire va peu à peu recomposer le puzzle de sa mémoire pour comprendre la raison de sa présence dans l’espace.
Ce long métrage est une adaptation d’un roman d’Andy Weir, auteur de The Martian, un livre porté à l’écran en 2015 avec Matt Damon dans le rôle principal. Loin d’adopter les codes classiques du film de science-fiction, le film, réalisé à quatre mains par Phil Lord et Christopher Miller (21 Jump Street, The Lego Movie), s’impose comme une comédie dramatique où Ryan Gosling déploie tout son talent comique, devenu sa marque de fabrique depuis une quinzaine d’années. «À ce stade de ma vie, si je dois faire des films, je veux qu’ils vaillent la peine d’être vus en salle», a déclaré Ryan Gosling.
«Intimidé par le défi»
L’acteur canadien de 45 ans, l’une des plus grosses stars hollywoodiennes (également producteur du long métrage), livre une performance encensée par la presse américaine. Seul à l’écran pendant les deux tiers du film, il dit s’être «senti intimidé par le défi». Ce héros est un homme «ordinaire et terrifié», qui «trouve le courage d’avancer pas à pas», a résumé le comédien.
Il partage l’affiche avec Rocky, un extraterrestre envoyé en mission par les siens pour sauver son propre système solaire. Ryland Grace et Rocky vont devoir apprendre à communiquer et à collaborer pour trouver ensemble le remède au mal qui ronge l’univers. L’amitié qui se noue entre eux débouche alors sur un «buddy movie» inattendu, dans un mélange d’action, d’humour et d’émotion.
«Il m’a emmené dans des endroits où je n’étais jamais allé, m’a montré des choses que je n’avais jamais vues. Il ne m’a pas seulement impressionné, il m’a submergé», a insisté l’acteur à propos de son rôle. «Seules quelques personnes peuvent vous faire rire et pleurer dans la même scène. Et il est difficile d’imaginer que quelqu’un d’autre aurait pu faire ce que Ryan a fait dans ce film», a salué le coréalisateur Christopher Miller.
Ryan Gosling, qui porte le projet depuis six ans, s’enthousiasme lui pour le message de l’œuvre et le point de vue de l’auteur, Andy Weir. «Il nous offre la possibilité de nous détourner de la peur, et peut-être d’avoir de la curiosité, en se disant que l’avenir est quelque chose qu’on doit comprendre», a-t-il avancé.
«Un champ de possibilités
«Ça m’a touché personnellement et j’ai eu le sentiment que ce film était quelque chose que je voulais créer pour mes enfants et, je l’espère, pour leur génération», a poursuivi l’acteur. Avec ce long métrage, Ryan Gosling confirme son statut d’acteur de premier plan, capable de passer de la comédie au drame et des films indépendants aux productions à gros budget.
«Il m’a fallu du temps pour comprendre que je pouvais faire les choses comme je le voulais», a-t-il raconté. «Il m’a toujours paru étrange que dès qu’il se passait quelque chose de drôle dans une scène, le réalisateur crie « coupez! »», a ajouté l’interprète de Ken dans Barbie.
«Je faisais des films indépendants sérieux, mais la règle tacite était que rien de drôle ne pouvait arriver!», s’étonne-t-il encore quelques années plus tard. En 2010, le patron de Warner Bros, Jeff Robinov, lui propose finalement un rôle dans la comédie romantique Crazy, Stupid, Love (2011), qui réalise un carton au box-office. «Ça m’a alors ouvert tout un champ de possibilités», a affirmé l’acteur, qui prépare actuellement une autre comédie aux côtés de Will Ferrell.
Project Hail Mary, de Phil Lord & Christopher Miller.
En tête d’affiche d’un nouveau Star Wars
Ryan Gosling sera la tête d’affiche d’un nouvel opus de la saga culte Star Wars, dont la sortie en salle est prévue en mai 2027. Star Wars : Starfighter se passera «approximativement cinq ans après les événements de Star Wars : Episode IX – The Rise of Skywalker, sorti en 2019, a annoncé la société de production Lucasfilms, filiale de Disney.
Réalisé par Shawn Levy (Deadpool & Wolverine, Stranger Things), le film sera «une aventure entièrement nouvelle avec de tout nouveaux personnages inscrits dans une période qui n’a pas encore été explorée à l’écran». Il entrera en production à l’automne 2025.
«Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que les fans soient avec nous!», a ironisé l’acteur. Le film sortira un an après The Mandalorian & Grogu, un long métrage avec l’acteur Pedro Pascal attendu pour le mois de mai prochain.