Ils ont entre 20 et 35 ans et font le pari de l’intemporel. Rencontre avec une nouvelle génération d’artisans qui se réapproprient les métiers d’autrefois. Pour ce quatrième numéro, direction la manufacture d’orgues Thomas, où travaille Hugo.
Des orgues de plusieurs mètres de haut nous surplombent lorsque nous entrons dans l'atelier de la manufacture Thomas à Clervaux. Hugo Pillevesse nous y accueille, sans pour autant lâcher le tuyau qu’il stabilise tandis que ses collègues l’ajustent d’en haut.
Une fois sa part du travail faite, le jeune facteur d’orgues et harmoniste nous fait visiter les lieux et brise tout de suite la glace : «C’est un métier passion, mais il faut être un peu fou pour le faire.» Le ton est posé.
Lui est tombé dedans «par hasard». «Il n’y a ni musicien ni religieux dans ma famille», raconte Hugo. Mais c’est tout de même en sixième qu'il a su que l’orgue ferait partie de sa vie : «J’ai fait de la flûte à bec en cours, comme tout le monde, et cela m’a donné envie de jouer de la musique.»
Il a alors pris des cours d’orgue. Et, très vite, la curiosité de voir l’intérieur de cet instrument si unique le pique. «Quand j’ai vu sa complexité – comme une horloge, mais en pire – j’ai eu envie d’en fabriquer!»
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