MONDIAL-2026 Cristiano Ronaldo a quitté la compétition sur un dernier échec, après une prestation sans éclat contre l’Espagne.
Devant les journalistes en zone mixte, pourtant, il a préféré temporiser. «La vérité, c’est que c’était ma dernière Coupe du monde, mais pour le reste, j’aurai le temps d’y réfléchir», a-t-il déclaré.
L’impression de solitude dégagé par l’ancien artiste du dribble, devenu parfois une statue aux jambes lourdes à la pointe de l’attaque, a pourtant ressemblé à une triste fin.
Le sélectionneur Roberto Martinez s’est entêté à le titulariser à chaque rencontre et à le maintenir sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final, à une exception près, malgré une influence souvent proche du néant, empêchant d’autres talents d’émerger.
La Roja le rapproche de la sortie
Sa doublure de l’ombre, Gonçalo Ramos, auteur du but vainqueur contre la Croatie (2-1) au tour précédent, n’a ainsi eu le droit qu’à une trentaine de minutes de jeu en cinq matches, un énorme gâchis.
«Gonçalo Ramos a joué en huitièmes de finale lors de la dernière Coupe du monde et a inscrit un triplé quand le sélectionneur (NDLR : Fernando Santos à l’époque) a eu un peu de courage pour laisser Cristiano Ronaldo sur le banc. Quatre ans ont passé, Ronaldo a quatre ans de plus et regardez ce qui s’est passé. Ils ont sous-performé à cause de lui», a commenté Chris Sutton, ancien international anglais.
Ronaldo a certes mis trois buts durant le tournoi, mais son doublé contre le faible Ouzbékistan (5-0) et son penalty contre la Croatie ne masquent pas son rendement devenu insuffisant au sein d’un groupe bourré de talent.
L’homme aux cinq Ballons d’or et aux cinq Ligues des champions n’aura finalement que très rarement brillé en Coupe du monde à titre individuel.
Sa performance la plus aboutie restera ce triplé réussi durant le premier tour de l’édition 2018, contre l’Espagne (3-3). Huit ans après, la Roja lui a rappelé son âge et l’a rapproché de la sortie.
Il s’est dit «triste parce qu’on a perdu, mais super fier de (s)es joueurs».
Il a tenu à saluer l’attitude de Cristiano Ronaldo : «Il a été un capitaine exemplaire pendant les trois ans et demi où j’étais là, pas seulement en matière de buts marqués. Il s’est investi chaque jour, c’est un modèle.»