Atteinte d'un lipœdème au stade 3, Nancy Schmitz lancera en septembre une pétition à la Chambre des députés pour faire reconnaître la liposuccion médicale comme un soin vital, et non esthétique.
Elle se considère comme la «Che Guevara» du lipœdème. Depuis sa puberté, la Luxembourgeoise de 49 ans vit avec cette maladie chronique. Pendant des années, elle a enchaîné les régimes, le sport, sans aucun résultat. Le diagnostic de sa maladie tombe en 2020. Aujourd'hui, au stade 3, son quotidien est rythmé par les douleurs.
Qu'est-ce que le lipœdème?
Nancy Schmitz : C'est une maladie chronique qui peut parfois être héréditaire. Elle touche les jambes mais aussi les bras dans un stade plus avancé. Elle se caractérise par une accumulation anormale de graisse.
Quels sont les principaux symptômes?
Nous ressentons des douleurs intenses, notamment des gonflements au niveau des bras et des jambes, comme si nous portions six litres d'eau. Des hématomes (des bleus) arrivent aussi spontanément et sans raison. D'un point de vue physique, les jambes et les bras sont de taille différente et sont plus gros que le reste du corps. Souvent, je parle de jambes "nuages" ou "d'éléphant" pour décrire mon lipœdème.
Comment s'est manifestée la maladie chez vous?
Je souffre de cette maladie depuis la puberté, mais à l'époque je ne savais pas que mes symptômes étaient liés à cette maladie. Le diagnostic est arrivé tard, en 2020. Je faisais régulièrement du sport pour perdre cette graisse accumulée. Mais rien n'y faisait, je ...
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