Retraité depuis un an, il va devenir à partir du 1er janvier 2027 le manager sportif de Decathlon CMA CGM.
«Je vais chapeauter, en collaboration avec la direction générale, tout le secteur sportif qui va de la formation, de la composition de nos effectifs de New Gen (espoirs) et World Tour (1re division) en passant par le développement personnel des coureurs et toute la structure de performance qui est mise en place autour de nos athlètes», a déclaré le Français de 35 ans dans un entretien jeudi à l’AFP et à L’Équipe, qui avait révélé lundi son retour au sein de la formation française.
«Mon rôle sera d’avoir cette vue d’ensemble et de définir les priorités et déterminer où on veut aller au fil des années», a développé le quadruple vainqueur d’étape sur le Tour de France qui a arrêté sa carrière de coureur en juin 2025 avec l’équipe néerlandaise Picnic Post NL.
«Ça a toujours été pour moi, depuis de nombreuses années, une envie. Une fois que j’ai fait le deuil de ma carrière, j’ai eu besoin de prendre un petit peu de recul. Mais je vibre toujours pour la performance et le cyclisme sur route», a expliqué Bardet qui a participé ces derniers mois à plusieurs courses gravel.
«Indépendamment» de Seixas
Disant approcher sa mission future avec «beaucoup d’humilité», il se donne quelques mois pour prendre ses marques avant sa prise de fonction effective en janvier et ne prévoit pas de se rendre sur le prochain Tour de France (4-26 juillet).
«L’idée, c’est surtout de ne pas mettre la charrue avant les bœufs», a insisté l’ancien grimpeur qui retrouve donc, dans un rôle de dirigeant, une équipe où il avait fait ses débuts professionnels en 2012 lorsqu’elle s’appelait encore AG2R-La Mondiale, avant de monter deux fois sur le podium du Tour de France en 2016 (2e) et 2017 (3e).
«Beaucoup de choses ont changé. Je trouve que ça va être la bonne mesure entre une équipe qui reste avec un ADN fort, historique, et une certaine composante familiale tout en ayant su prendre le virage de l’internationalisation pour avoir une organisation robuste», a déclaré Bardet qui rejoint notamment son ancien entraîneur et ami, l’actuel directeur de la performance Jean-Baptiste Quiclet.
Sa venue, a-t-il insisté, s’est opérée «indépendamment» de la présence dans l’effectif du prodige français Paul Seixas, 19 ans, avec lequel il partage le même agent, Joona Laukka. «Je n’ai pas été en contact direct avec lui», a-t-il assuré.
Interrogé sur un possible signal envoyé à la concurrence qui convoite Seixas, dont le contrat expire fin 2027, Bardet a répondu: «Je crois que le travail est plutôt bien, voire très bien fait, autour de Paul Seixas, son accession à la médiatisation et la manière dont tout est organisé autour de lui pour essayer tout de même de le préserver. Ce qui a été mis en place est déjà de très haute qualité. Je ne me suis jamais posé la question dans ces termes. C’est simplement une valeur ajoutée».
À l’avenir, Bardet va donc s’occuper de toutes les équipes de la structure française, y compris sa section féminine qui doit voir le jour en 2027, un rôle en surplomb.