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Les défis parlementaires de demain


La Conférence des présidents de la Chambre s'est projetée vers l'avenir. (photo Isabella Finzi)

Le président de la Chambre des députés, les chefs des groupes politiques et des membres des sensibilités politiques représentées au Parlement ont présenté les défis futurs des députés. Claude Wiseler était absent.

Si l’absence remarquée du chef de la fraction CSV, Claude Wiseler, n’a pas été motivée, les députés présents ont tiré le bilan de la session parlementaire 2015/16 et esquissé les perspectives de la nouvelle année parlementaire, qui débute ce mardi.

En fin de compte, on peut estimer qu’il redoutait de devoir répondre à une question concernant sa proposition de décaler le référendum sur la Constitution, même si le le président de la Chambre des députés a tenu à botter en touche : «Il n’y a pas de raisons politiques derrière cette absence.» Car Claude Wiseler était bel et bien attendu. «Il se présentera plus tard», avait même informé Mars Di Bartolomeo, dès le début de la conférence de presse.

Une session qui s’annonce très chargée

Force est cependant de constater, près de 45 minutes plus tard, qu’il ne s’est jamais présenté… Quoi qu’il en soit, la nouvelle année parlementaire débute aujourd’hui et prévoit d’être encore plus chargée que la précédente.

Dans ce contexte, Mars Di Bartolomeo a mis en avant l’importance de bien définir les priorités futures, car «trop de priorités tuent la priorité», selon ses termes.

Si le dialogue interinstitutionnel, notamment avec le conseil d’État, constitue une priorité fondamentale, différentes réformes seront également particulièrement attendues : la réforme fiscale, le budget, le congé parental et le congé pour raisons familiales, la loi Omnibus «dans un souci de simplification administrative», la loi sur le tram, la réforme de la police, la ratification de l’accord de Paris (COP21) sur le changement climatique, la loi sur la nationalité luxembourgeoise, la réforme du Fonds du logement, la réforme des services de secours, la loi hospitalière, la loi sur les finances communales, la loi sur le cours «Vie et société» à l’école fondamentale, celle sur les quotas en vue de l’égalité des chances ou encore la loi sur la protection des animaux et celle concernant la réforme du secondaire.

Soit autant de projets de loi à finaliser et à voter, dans l’idéal, au cours de cette année parlementaire 2016/2017 qui vient de s’ouvrir. «Il y a beaucoup de travail», a prévenu le président de la Chambre, qui a forcément évoqué la révision de la Constitution qui est en train d’être finalisée.

«Priorité à la Chambre, pas aux communes!»

En faisant le parallèle avec les trois échéances électorales qui se profilent sur les trois prochaines années, dont les élections communales en 2017, le président du Parlement s’est montré particulièrement ferme : «L’objectif à atteindre est que tous les députés privilégient le travail parlementaire aux élections communales!»

Le message est clair et s’adresse notamment aux députés-maires qui siègent sur les bancs du Parlement, tels que Lydie Polfer, Claude Haagen, Gilles Roth, Fränk Arndt, etc.

Dès ce mardi, d’ailleurs, deux projets désignés comme étant «prioritaires» seront soumis au vote des députés avec la réforme du congé parental et la ratification de l’accord de Paris sur le changement climatique.

Mercredi, ce sera au tour du projet de budget 2017 d’être déposé au Parlement par le ministre des Finances, Pierre Gramegna. Ouf…

Claude Damiani

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