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L’Iran et l’IA au menu de l’Assemblée générale de l’ONU


L'intervention mercredi matin à la tribune de l'ONU du président de la République islamique iranienne sera particulièrement scrutée par la communauté internationale. (Photo afp)

De nombreux sujets devraient occuper l’Assemblée générale de l’ONU notamment l’ombre de l’intelligence artificielle et la situation de l’Iran toujours en conflit avec les États-Unis.

L’Iran occupera mercredi le centre de la scène diplomatique à New York avec le discours de son président, Massoud Pezeshkian, qui a d’ores et déjà promis de «défendre fermement» les positions de son pays devant l’ONU.

L’intelligence artificielle et ses risques pour la sécurité mondiale seront l’autre grand sujet brûlant de ce mercredi alors qu’une réunion du conseil de sécurité des Nations unies est programmée à 15H00 (19H00 GMT), au cours de laquelle participeront les patrons du secteur Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) et Clément Delangue (Hugging Face).

L’intervention mercredi matin à la tribune de l’ONU du président de la République islamique iranienne sera particulièrement scrutée par la communauté internationale, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une reprise du dialogue avec Téhéran pour tenter de mettre fin à une crise débutée au printemps par des frappes des Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

Jusqu’à présent, l’administration Trump a échoué à trouver un accord avec Téhéran pour mettre fin aux tensions qui se sont largement étendues au Proche et Moyen-Orient et qui se cristallisent sur le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran. En outre, les crispations sur les répercussions économiques mondiales de ce conflit sont montées d’un cran ces dernières semaines en raison du soutien de la République islamique aux Houthis en mer Rouge.

Ceux-ci ont consolidé leur contrôle de Bab el-Mandeb, un autre détroit crucial pour les flux énergétiques, faisant grimper davantage les prix du pétrole.

«J’espère qu’ils prendront les bonnes décisions»

Massoud Pezeshkian est arrivé mardi à New York, après une rencontre entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, au cours de laquelle celui-ci a communiqué les conditions de Téhéran pour une réouverture du détroit d’Ormuz, selon la télévision d’Etat Irib. Des échanges ont eu lieu entre responsables iraniens et américains via des médiateurs pendant une grande partie de la journée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, a plus tard expliqué Steve Witkoff.

Le gendre du président, Jared Kushner, qui a participé aux négociations initiales avec Téhéran avant qu’elles ne s’interrompent en juin dernier, a également pris part aux nouvelles tractations.

Dans son discours à la tribune de l’ONU mardi, Donald Trump a dit avoir «une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l’Iran (…) ou est-ce que j’anéantis la République islamique (…)?». «J’espère qu’ils prendront les bonnes décisions avant qu’il ne soit trop tard», a-t-il plus tard ajouté, au cours d’une réunion avec des dirigeants de pays du Moyen-Orient.

L’ombre de l’IA sur la sécurité mondiale?

Parmi les nombreux conflits dans le monde, la guerre de la Russie contre l’Ukraine sera de nouveau évoquée par la diplomatie mondiale. Une réunion du conseil de sécurité est prévue à 11h (15h GMT), tandis que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, prendra la parole dans l’après-midi.

Mardi, le dirigeant a fait savoir que Kiev et Washington souhaitaient que la guerre s’arrête «avant l’hiver». Pour l’heure, il s’est dit «prêt» à cesser les frappes sur les sites énergétiques russes à condition que Moscou fasse de même avec ses frappes massives en Ukraine.

Les chefs des diplomaties américaine et russe, Marco Rubio et Sergueï Lavrov, doivent se rencontrer dans la matinée. Les discussions seront aussi tournées vers l’IA, perçue comme une nouvelle menace pour la sécurité internationale.

Dans un contexte de multiplication des dérapages des modèles les plus avancés, qui s’écartent régulièrement des objectifs, les dirigeants des principales entreprises informeront les membres du conseil de sécurité des risques. De nombreux pays notamment la France, ses partenaires européens et le Canada réclament une régulation de l’IA.

Mais Washington et Pékin se sont refusés à encadrer ces risques et à peser sur le développement de l’IA, pour ne pas pénaliser leurs champions nationaux dans la course à cette technologie. Le président français, Emmanuel Macron, a exhorté mardi tous les Etats «attachés à leur indépendance» à développer une intelligence artificielle (IA) alternative pour ne dépendre ni des Etats-Unis, ni de la Chine.

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