La ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, a présenté lors de la réunion de la commission de la Mobilité et des Travaux publics un nouveau projet de loi visant à établir un cadre juridique pour les véhicules routiers à conduite automatisée au Grand-Duché.
La conduite automatisée progresse de plus en plus au Luxembourg. Alors que le déploiement des véhicules autonomes est prévu pour 2028, la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, a présenté un nouveau projet permettant d’établir un cadre juridique pour les véhicules automatisés. «C’est une avancée majeure pour le Luxembourg (…). Notre objectif est clair : il faut développer une mobilité intelligente et tournée vers l’avenir, tout en garantissant un encadrement rigoureux et en plaçant la confiance et la sécurité des personnes au cœur de notre action. Il traduit également notre ambition de positionner le Luxembourg parmi les pays pionniers en matière de mobilité automatisée», a-t-elle souligné.
Concrètement, ce projet prévoit la possibilité qu’un système automatisé prenne le contrôle dynamique du véhicule à la place du conducteur. Ce texte instaure également un cadre réglementaire rigoureux encadrant tout le cycle de vie des véhicules autonomes, depuis leur homologation et leur immatriculation jusqu’à leur exploitation et leur surveillance sur la voie publique. Les voitures de particuliers seront visées dans un premier temps. La sécurité sera également au cœur de ce projet de loi. Le texte prévoit notamment que ces systèmes soient capables de détecter leurs propres limites de fonctionnement, de demander une intervention humaine lorsqu’elle est nécessaire et de déclencher automatiquement une manœuvre de mise en sécurité en cas d’absence de réponse.
Cette ambition s’inscrit dans la stratégie nationale «Automatiséiert Fueren 2028», qui vise à structurer un environnement favorable à la conduite automatisée, testée depuis 2017 en Grande Région.