Accueil | Grande Région | Moselle : Stéphane Bern sélectionne la synagogue de Phalsbourg au Loto du patrimoine

Moselle : Stéphane Bern sélectionne la synagogue de Phalsbourg au Loto du patrimoine


La synagogue désacralisée de Phalsbourg a été sélectionnée par le Loto du patrimoine porté Stéphane Bern. (Photo : RL)

En péril depuis plusieurs années, la synagogue de Phalsbourg a été sélectionnée et classée site emblématique (le seul du Grand Est) ce mardi 14 avril lors de la cérémonie du Loto du patrimoine porté par Stéphane Bern. À la clé : de 300 000 à 500 000 € de subventions pour la conception d’un centre culturel polyvalent.

C’est un coup de projecteur exceptionnel. La synagogue de Phalsbourg a été sélectionnée, ce mardi 14 avril, dans la catégorie la plus distinguée des sites emblématiques – il n’y en a qu’un par région – par le Loto du patrimoine porté par Stéphane Bern. C’est la deuxième année consécutive que la Moselle est mise à l’honneur, après le bâtiment Locotracteur à Rombas en 2025.

La synagogue et la maison du rabbin, inscrites aux monuments historiques depuis 1996, ont été désacralisées en 2008 puis rachetées par la Ville l’année suivante. L’ensemble est aujourd’hui en péril : toiture affaissée, façade fragilisée, infiltrations multiples.

Construite en 1857, la synagogue est considérée comme la plus ancienne de France. Cette année-là, la communauté juive comptait près de 200 membres et pesait bien au-delà de cette cité fortifiée par Vauban. Ce lieu renferme un trésor caché : une genizah, une pièce cachée où sont déposés des écrits non utilisés. La découverte a été faite par les archéologues de l’Inrap à l’occasion de travaux.

Un site culturel polyvalent

Pour la nouvelle maire Marielle Spenlé, élue en mars dernier, cette nomination nationale «est un honneur pour tout le territoire, au-delà de Phalsbourg». Le lieu a déjà été soutenu au fil des années par des subventions européennes, régionales et départementales, et cette décision «vient sacraliser ce bâtiment, son histoire et la valeur du projet», dixit la première magistrate.

La municipalité assure ne plus vouloir modifier ce qui a été construit depuis 2020, à la fin du mandat de Dany Kocher, avant que le projet ne soit repris par l’équipe de Jean-Louis Madelaine. Mais, pendant six ans, le dossier budgétisé à environ quatre millions d’euros s’est heurté à plusieurs obstacles. Un début des travaux avait été annoncé en 2022, avant d’être régulièrement repoussé.

Le site conservera sa vocation culturelle polyvalente, avec un large éventail d’usages, allant d’un auditorium pour des concerts à un musée numérique de type Micro-Folie, en passant par un espace cinéma et une ludothèque. «On ne veut ni changer ni revenir en arrière», affirme Marielle Spenlé.

Entre 300 000 et 500 000 euros

Avec son équipe, la maire indique avoir « retravaillé le plan financier qui sera proposé le 30 avril en conseil municipal. Les marchés seront notifiés dans la foulée, et ainsi de suite pour ne pas perdre les subventions. » Le calendrier des travaux se précise également. «Le chantier commencerait pour septembre, dernier carat», assure-t-elle.

Avec cette classification de site emblématique pour la région Grand Est, le projet pourrait bénéficier d’une aide comprise de 300 000 à 500 000 euros. Le montant exact sera connu en décembre.

Marie-Amélie Masson et Lucas Rodriguez (Le Républicain lorrain)

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.