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Un message à la tripartite

La déclaration sur l’état de la Nation aura contenu une vingtaine de nouvelles annonces. Parmi les plus importantes, des aides et allègements fiscaux pour les familles les plus démunies, le financement d’une garde supplémentaire dans les hôpitaux, une meilleure couverture sociale pour les indépendants, le préfinancement élargi dans le domaine de la transition énergétique, l’assemblage à moyen terme de satellites au Luxembourg ou encore la création, avec le Canada, d’une banque multilatérale dédiée à la défense, à la sécurité et à la résilience.

Comme attendu, le Premier ministre a profité de son grand oral devant les députés pour accorder à son gouvernement un satisfecit pour le travail accompli à mi-mandat. Luc Frieden a aussi pris des engagements fermes. Il a ainsi adressé une fin de non-recevoir aux médecins qui plaident pour une libéralisation intégrale, ou du moins très élargie, du système de soins de santé. Il a aussi confirmé la mise en œuvre pour 2028 de la grande réforme fiscale.

Le fil rouge de sa troisième déclaration sur l’état de la Nation est la cohésion sociale. Un thème qui doit aussi guider les tractations à venir entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Le Premier ministre s’est bien abstenu d’avancer des pistes pour résoudre la crise énergétique qui fera l’objet des négociations que la tripartite mènera à partir du 2 juin. Entre les lignes, il a cependant fait passer un message clair aux partenaires sociaux.

Ils auraient tout intérêt à ne pas remettre en péril l’«unité de la Nation». «Préserver le pouvoir d’achat des citoyens et la compétitivité de nos entreprises sont deux priorités centrales de ce gouvernement. Chaque partenaire doit entendre les préoccupations des autres. Et si chacun fait un pas vers l’autre, nous trouverons ensemble la voie à suivre – dans l’intérêt du pays», insiste Luc Frieden. «Les vrais problèmes économiques et sociaux risquent de ne faire que commencer. Il s’agit maintenant de poser les jalons pour que notre pays soit préparé. Nous devons discuter avec prudence et agir avec détermination», renchérit-il.

Le Premier ministre ne pourra cependant pas faire porter aux seuls syndicats et au patronat la responsabilité du maintien de la cohésion sociale.

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