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Soupçons de fraude : enquête contre GFG, propriétaire de Liberty Steel


L'empire des métaux de l'homme d'affaires indo-britannique Sanjeev Gupta cherche désespérément de nouveaux fonds. (archives AFP)

GFG, l’empire du magnat de l’acier Sanjeev Gupta, est visé par une enquête pour soupçons de fraude et blanchiment dans la conduite de ses activités, y compris ses liens avec la société en faillite Greensill, ont annoncé vendredi les autorités britanniques.

Le SFO (Serious Fraud Office), l’équivalent du parquet financier, « enquête sur des soupçons de fraude, de commerce frauduleux et de blanchiment d’argent » au sein des entreprises appartenant à GFG, « y compris ses liens financiers avec Greensill », selon un communiqué sans plus de détails « compte tenu des investigations en cours ».

Cette enquête constitue un nouveau coup dur pour GFG, un groupe dans la tourmente depuis la chute de Greensill, société controversée de prêts de court terme. GFG en était l’un des principaux clients et lui devait des milliards de dollars au moment de la faillite.

L’empire des métaux de l’homme d’affaires indo-britannique Sanjeev Gupta cherche désespérément de nouveaux fonds, notamment pour éviter des fermetures d’usines chez son bras sidérurgique Liberty Steel.

Éviter la faillite de Liberty Steel

Une source proche du dossier avait indiqué la semaine dernière que Liberty Steel au Royaume-Uni était sur le point de conclure un prêt de 200 millions de livres fournis par la société d’investissement White Oak. Cet argent, si l’accord aboutit, devrait représenter une bouffée d’air frais pour le groupe de sidérurgie et lui permettre d’éviter pour l’heure la faillite. Le gouvernement avait précédemment refusé de lui prêter des fonds, évoquant le caractère « opaque » de GFG.

Signe de ses difficultés, Sanjeev Gupta a décidé de ne plus financer la banque Wyelands Bank, qui appartient à son groupe. Cette banque a remboursé quasiment tous ces clients et cherche des repreneurs, sans quoi elle sera liquidée.

GFG emploie environ 5 000 personnes au Royaume-Uni, dont la majorité chez Liberty Steel, et 35 000 dans le monde, avec des sites en France comme l’aciérie Ascoval à Saint-Saulve (Nord) et l’usine de rails de Hayange.

LQ/AFP

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