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Périple du Luxembourg à la Géorgie : «L’esprit de Schengen ne doit pas s’arrêter aux portes des aéroports»


Le départ est prévu le 29 août. (Photo : fédération aéronautique luxembourgeoise)

Le 29 août, neuf aéronefs s’élanceront de Luxembourg-Findel.

De Luxembourg à la Géorgie en aéronef. Le 29 août, plusieurs équipages partiront du Luxembourg pour rejoindre la Géorgie. Au total, 27 appareils et environ 60 pilotes vont parcourir plus de 4 000 miles nautiques à travers onze pays.

Imaginée par le pilote luxembourgeois Peter Sodermans, la Private Pilot Expedition to Georgia 2026 est une initiative privée, conçue par des pilotes pour des pilotes. Mais tous partagent la même envie : relier l’Europe au Caucase et faire de chaque escale une occasion de rencontres.

Le voyage commencera ainsi au Grand-Duché. Ils passeront en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie ou encore en Turquie. Après la Géorgie, chacun reprendra progressivement la route de son pays et de son aérodrome d’origine, notamment via la Grèce, l’Italie et la France.

Cette initiative placée sous le haut patronage du consulat honoraire de Géorgie au Luxembourg vise à rapprocher les deux pays. Au cours de la visite, les participants auront l’occasion de rencontrer des représentants du gouvernement géorgien, notamment la ministre des Affaires étrangères, Maka Botchorishvili.

Schengen «doit aussi exister dans le ciel»

Mais cette liberté de voyager dans le ciel se heurte aussi à de nombreuses frontières administratives. Formalités douanières, plans de vol, autorisations locales et
démarches auprès des autorités aéronautiques… Pour les pilotes, les procédures, les délais et les exigences changent souvent d’un État à l’autre.

«L’esprit de Schengen ne doit pas s’arrêter aux portes des aéroports. Une grande partie des pays européens applique aujourd’hui sa propre réglementation nationale. Le résultat est paradoxal : alors que l’Europe a supprimé les frontières pour ses citoyens, un pilote d’ULM qui souhaite voyager à travers l’Europe doit encore trop souvent recommencer des démarches administratives à chaque frontière. Nous devons aller vers une véritable reconnaissance mutuelle des ULM, des licences et des autorisations entre les États européens, afin qu’un pilote puisse voyager librement en Europe sans devoir recommencer une procédure administrative à chaque frontière», indique le pilote Peter Sodermans.

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