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Immobilier : des ménages vulnérables


Pour le Conseil européen du risque systémique, il y a un risque de «surchauffe» sur le marché de l'immobilier résidentiel au Grand-Duché. (illustration Jean-Claude Ernst)

Les prix élevés et l’endettement sont des facteurs de risque, selon le Conseil européen du risque systémique.

Le Conseil européen du risque systémique (CERS) prévenait récemment contre un risque de «surchauffe» sur le marché de l’immobilier résidentiel au Grand-Duché et dans sept autres pays de l’Union européenne.

Chez nos confrères du Wort, le ministre des Finances, Pierre Gramegna, avait affirmé que la Banque centrale du Luxembourg (BCL) et la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) surveillaient depuis dix ans de «très près l’évolution du marché immobilier luxembourgeois qui est régulièrement à l’ordre du jour du Comité du risque systémique luxembourgeois».

Selon le ministre, «l’analyse des autorités luxembourgeoises n’a pas identifié de menace imminente pour la stabilité du marché, ce qui a également été reconnu par le Conseil européen du risque systémique». Dans le rapport de cet organisme, il est écrit qu’au Luxembourg «la principale vulnérabilité est la combinaison entre des prix de l’immobilier résidentiel élevés et l’augmentation de l’endettement des ménages».

Cette évolution des prix semble avoir été soutenue par «un déséquilibre structurel» entre «la forte demande de logements, alimentée notamment par des facteurs démographiques et des incitations politiques, et des limites d’offre en termes de disponibilité de logements», souligne le rapport. Les vulnérabilités chez les ménages sont signalées par «la hausse des niveaux de la dette hypothécaire des ménages par rapport au revenu disponible».

Pour le Conseil européen du risque systémique (CERS), «en moyenne, les ratios LTV (rapport entre le prêt et la valeur du bien) et DSTI (rapport entre charges de remboursement et revenu disponible du ménage) sur le marché hypothécaire luxembourgeois sont robustes».

Aude Forestier

Un commentaire

  1. Le marché immobilier luxembourgeois connait une augmentation régulière des prix à l’acquisition et une inflation important des coûts de construction. Les salaires n’augmentent pas de la même façon, il est évident que le risque d’endettement est important, mais de là à parler de surchauffe sur ce marché ou la demande est très forte, les conclusions du CERS me semble un peu hâtives. Il existe néanmoins des solutions pour ceux qui veulent investir dans la pierre sans avoir à acheter un bien et s’endetter fortement sur une longue période : le crowdfunding immobilier. Investir à partir de 1’000 euros avec des rentabilités de 10% apparait comme une solution intéressante : https://blog.beeinvested.ch/les-promoteurs-et-epargnants-seduits-par-le-crowdfunding-immobilier/

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