Le Statec a publié les chiffres du PIB en volume pour le début de l’année. La croissance a été nulle par rapport au trimestre précédent.
Alors que la croissance de 2025 n’était pas au beau fixe, l’année 2026 ne s’annonce guère mieux. Au premier trimestre, l’évolution du PIB en volume a été de 0% par rapport au précédent. Il augmente tout de même de 1,6% par rapport au premier trimestre de 2025.
Début 2026, la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie a diminué de 0,3 % sur un trimestre. «Cette baisse de l’activité résulte de mouvements contrastés dans les différentes branches, analyse le Statec. Les contributions les plus négatives proviennent de l’industrie manufacturière et des activités financières et d’assurances.» À l’inverse, les transports et entreposage, l’administration publique, l’enseignement et la construction ont connu une évolution plus positive.
Le Statec a aussi révisé les chiffres de la croissance pour 2025. Le quatrième trimestre passe de 2,4 % de croissance à 2,1 % tandis que le troisième reste inchangé à 3,2 %. L’évolution au deuxième trimestre est finalement de -0,5 % contre -0,6 % auparavant.
La consommation des ménages en berne
Pour ce qui est des dépenses, la situation est également contrastée. L’investissement et la dépense de consommation finale des administrations publiques ont ainsi contribué positivement au PIB. «Cette progression de l’investissement provient surtout d’un volume accru des dépenses consacrées à des projets de construction non résidentielle et à l’acquisition de produits métalliques et de machines.»
En revanche, les dépenses de consommation finale des ménages et le solde extérieur se sont repliés par rapport au 4ᵉ trimestre de l’année dernière. Les ménages ont notamment consommé moins de services de santé, de restauration, et effectué moins d’achats relatifs à l’automobile (à la fois en termes de véhicules que de services d’entretien ou de réparation). Enfin, les exportations (de biens comme de services) se sont repliées plus fortement que les importations.