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Choc énergétique limité : la méthode Coué ?


Les prix du diesel et de l'essence ont bondi jusqu'à 41 % de février à avril. (Photo : editpress/didier sylvestre)

Le Statec rappelle à qui veut l’entendre que l’Europe est dans une meilleure position face au choc énergétique qu’en 2022, et que le Luxembourg ne subit que la hausse des prix du pétrole. La pensée positive est-elle la solution?

Avec des conflits superposés en Ukraine, dans la bande de Gaza et surtout en Iran, les marchés énergétiques ont été profondément bouleversés, les prix des produits pétroliers dépassant des records. Si la situation rappelle celle de 2022, elle serait cependant «très distincte dans ses conséquences» européennes comme nationales. C’est en tout cas ce qu’indique le Statec qui nous place très loin des marchés asiatiques, les plus exposés aux retombées économiques des conflits. L’Institut national de statistique souligne dans son nouveau flash de conjoncture que les répercussions sur le gaz et d’autres matières premières nous sont jusqu’à présent épargnées.

La situation au Moyen-Orient ne semble pas non plus, selon la FEDIL, s’être répercutée de manière significative sur les prix du gaz et de l’électricité des professionnels. «Les grandes entreprises auraient déjà sécurisé à l’avance entre 50 % et 75 % de leurs besoins.» Tout est sous contrôle, pour le moment en tout cas, car la deuxième vague attendue avec un décalage de plusieurs mois concernera les prix alimentaires. Le prix du gaz se transmettra aux engrais et donc aux coûts de production agricoles, augmentant l’inflation alimentaire (prévue à plus de 3 % en 2027).

Le répit répété ne concerne en revanche évidemment pas les produits pétroliers : «En avril 2026, les prix du diesel, de l’essence et du mazout ont augmenté de respectivement 41 %, 19 % et 69 % par rapport à leurs niveaux de février.» Et les récentes baisses à la pompe pourraient montrer un début d’accalmie. Mais si les tensions autour du détroit d’Ormuz devaient se prolonger ou s’intensifier, les pressions sur les prix supportés par les entreprises et les ménages atteindraient des niveaux tels au cours du deuxième semestre 2026 que les prévisions émises par le même Statec sont paradoxalement très alarmantes.

Des ombres qui s’accumulent, entre finances publiques dispendieuses, anticipation de plusieurs indexations, et flambée des prix observables par les mêmes analystes. Décidément, entre optimisme raisonné et pessimisme prévoyant, on ne sait plus sur quel pied danser.

 

 

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