Le festival, ancré dans le Pays-Haut, reprend du poil de la bête après dix années d’interruption. Une renaissance qui n’oublie pas les fondamentaux : de la guitare, et beaucoup d’affectif.
Suivre les pérégrinations géographiques du Vache de blues tout au long des années 2000 revient, à une toute autre échelle, à se caler sur les pas des artistes qu’il défend. Ces bluesmen qui, guitare en bandoulière et rêves plein la tête, ont enquillé les kilomètres depuis le Mississippi jusqu’à Chicago ou Detroit au début du XXe siècle.
«On a aussi ce côté itinérant dans notre ADN, mais seulement dans le Pays Haut!», se marre Pierrot Ennen, président de l'association organisatrice Label Cadence, à propos des régulières transhumances forcées qu’a connues le festival. Pour mémoire, il y a eu deux premières éditions dans les prés de Xivry-Circourt, en hommage à «Bill», musicien-camarade parti trop tôt. Puis une installation au coeur des friches industrielles de Micheville et d’Audun-le-Tiche, avant de finir à Villerupt, une nouvelle fois dans l’herbe grasse et à la fraiche.
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