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SOS Détresse : «Aujourd’hui, les gens parlent à l’IA avant de parler à un ami ou un psychologue»


Certaines personnes échangent parfois pendant des mois avec une IA avant de se tourner vers une aide humaine. (Photo : pexels)

La santé mentale n'étant plus un tabou, les personnes en difficulté cherchent de l'aide, et en pleine pénurie de psychologues, les bénévoles de SOS Détresse sont plus sollicités que jamais.

En 2025, l'association d'écoute et de soutien émotionnel SOS Détresse a réalisé un nombre record d'entretiens : 4 245 au total, soit plus de 600 appels supplémentaires par rapport à l'année précédente. Et 2026 prend le même chemin.

Preuve d'un certain changement de mentalité au sein de la société, selon François Luong, psychologue et psychothérapeute de l'équipe : «Aujourd'hui, les gens s'ouvrent plus facilement, nos chiffres reflètent cette réalité.»

«Même entourés, les gens se sentent seuls»

Au cœur des échanges, c'est la solitude et l’isolement qui dominent, avec pas moins de 200 appels supplémentaires rien que pour ces problématiques. «Les autres thèmes qui reviennent concernent les relations sociales, les troubles psychiques ou les questionnements liés à un état émotionnel intense.»

Avec un paradoxe : «Même entourés, les gens se sentent seuls. C'est un phénomène marquant. Ça peut être de jeunes adultes avec des centaines de contacts sur ...


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