L'opposition réunie pour dénoncer l'apathie de la communauté internationale, Luxembourg en tête, face aux «actes de génocide» en Palestine commis par Israël : panache ou esbroufe?
«Inaction» et «immobilisme» de l’Union européenne, «lenteur», «confusion» et «passivité» du gouvernement, «mauvaise foi» et «manque d’enthousiasme» du CSV... Le champ lexical de la dénonciation dominait dans les paroles du LSAP, déi gréng et déi Lénk réunis pour un point presse conjoint intitulé «Responsabilité du Luxembourg envers la Palestine : ne rien faire n’est pas une option». Le tout trois jours avant la tenue du débat sur le sujet prévu à la Chambre des députés.
Plus d'un an après la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par le Grand-Duché, Franz Fayot (LSAP), Sam Tanson (déi gréng) et David Wagner (déi Lénk) ont en effet à nouveau fustigé nos responsables. «La démarche européenne n'aura jamais lieu», pas d’«action concrète de la part du Luxembourg», une responsabilité de la place financière à «ne pas contribuer financièrement à des crimes de guerre lorsque des doutes existent» loin des priorités nationales, ou encore l’absence de sanction des «hauts responsables des crimes de guerre commis à Gaza».
Pour qualifier le manque d'actions grand-ducales, les mots des députés n'ont pas été tendres : «le Luxembourg est trop lent» face à «des actes de génocide à Gaza», estime Franz Fayot. David Wagner surenchérit : «La Chambre a agi plus rapidement que le gouvernement lui-même.» Sam Tanson rappelle que «dans d'autres pays, les sanctions, ça marche», prenant exemple sur le modèle anglais.
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