Face à l’inquiétude liée au homejacking, les députés André Bauler et Luc Emering ont interrogé le ministre des Affaires intérieures sur l’ampleur du phénomène au Luxembourg.
Le phénomène du homejacking se développe-t-il de plus en plus dans le pays ? Le 22 avril dernier, deux suspects avaient été interpellés après une tentative de homejacking à Beggen dans le nord du pays. Si les cas semblent être plus nombreux, qu’en est-il du côté des chiffres ? Les députés André Bauler et Luc Emering du DP ont souhaité interpeller le gouvernement sur cette question.
Dans sa réponse, Léon Gloden précise que le terme de homejacking n’existe pas dans le code pénal en tant que catégorie juridique autonome et n’est donc pas répertorié comme tel dans les bases de données de la police. Toutefois les catégories de vols avec menaces ou armes se rapprochent le plus du phénomène du homejacking. D’après les chiffres du ministère des Affaires intérieures, au cours de la période allant de 2019 à 2025, 229 cas ont été enregistrés au niveau national dans ces deux catégories. Et ces chiffres sont en augmentation. En 2019, 17 vols avec violence, menaces ou armes ont été comptabilisés contre 45 en 2025. Les vols concernaient majoritairement de l’argent liquide, des bijoux, des montres de luxe, des téléphones portables ou des ordinateurs. «Les voitures sont plus rarement visées», précise le ministre dans sa réponse.
Une assistance psychologique proposée
Le ministre des Affaires intérieures précise également qu’au cours de la période allant de 2019 à 2025, 14 personnes victimes de vols avec violence ont reçu des blessures corporelles. C’est une moyenne de deux cas par an. Il explique qu’un accompagnement est prévu pour les victimes après un tel événement. «La situation est analysée conjointement avec les personnes concernées et des mesures individuelles visant à améliorer la sécurité du logement sont élaborées, tant dans le domaine de la sécurité mécanique (portes, fenêtres, protection périmétrique) que dans celui de la sécurité technique (systèmes d’alarme, vidéosurveillance, détecteurs de mouvement, éclairage, etc.)». Une assistance psychologique est également proposée, notamment si les victimes ont subi des violences.
Le ministre rappelle aux citoyens de limiter le partage d’informations trop personnelles sur sa situation privée ou professionnelle sur les réseaux sociaux.