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Le recours du Dr Wilmes est rejeté par le tribunal administratif


Le Dr Philippe Wilmes, ici lors d'une conférence de presse qu'il avait organisée en avril. (Photo : archives editpress/fabrizio pizzolante)

L’affaire Wilmes connaît un nouvel épisode, ce jeudi, avec la décision du tribunal administratif.

Nouveau revers judiciaire pour le Dr Philippe Wilmes. Le tribunal administratif a refusé de suspendre les effets de l’arrêté ministériel du 20 avril 2026, par lequel la ministre de la Santé, Martine Deprez, avait prolongé de 21 mois la suspension partielle de son autorisation d’exercer, limitée aux actes de chirurgie orthopédique.

Pour rappel, le chirurgien est soupçonné depuis le début de l’année d’avoir réalisé des opérations du genou dépourvues de justification médicale. Suspendu le 20 janvier par les Hôpitaux Robert-Schuman, il avait vu la ministre de la Santé prononcer, le 22 janvier, une suspension provisoire de trois mois limitée aux actes de chirurgie. Les HRS ont ensuite résilié son contrat d’agrément le 17 mars.

La prolongation de 21 mois décidée en avril s’appuie sur le rapport d’un collège de trois experts qui, à l’unanimité, ont retenu des indications opératoires injustifiées pour l’ensemble des dossiers examinés – des conclusions que l’intéressé conteste vigoureusement.

C’est contre cet arrêté du 20 avril que la défense du médecin avait introduit un recours en référé, afin d’en obtenir le sursis à exécution en attendant que l’affaire soit jugée au fond. Sans succès.

Dans un communiqué publié ce jeudi, la défense du Dr Wilmes «prend acte» de cette décision et «regrette l’issue de la procédure». Elle rappelle que le succès d’une telle action «est subordonné à la réunion de conditions strictes et cumulatives». En l’occurrence, le tribunal a estimé que l’une d’elles – l’existence d’un préjudice grave et irréversible – faisait défaut en l’espèce, «appréciation qu’il ne nous appartient pas de remettre en cause», écrivent les avocats François Prum et Alexeji Nickels.

Le tribunal a entre autres considéré que le préjudice matériel invoqué «ne trouve pas directement son origine dans l’arrêté ministériel litigieux du 20 avril 2026, mais dans la décision des Hôpitaux Robert Schuman du 17 mars 2026 de résilier le contrat d’agrément de l’intéressé».

La défense insiste enfin sur un point : «une ordonnance de référé ne préjuge pas du fond». Le recours en annulation de l’arrêté ministériel reste donc à trancher. «En tout état de cause», conclut le communiqué, le Dr Philippe Wilmes «réaffirme n’avoir jamais pratiqué d’intervention chirurgicale dépourvue d’indication médicale».

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