Martine Hansen souhaite que le scandale du musée du Sport, annulé en fin d’année dernière, permette à son ministère de mettre en place de nouvelles mesures pour éviter de futures polémiques.
Le 5 décembre dernier, Georges Mischo, alors ministre, abandonnait son idée de musée du Sport. Quelques jours auparavant, des révélations de nos confrères de Reporter.lu avaient montré que l’appel d’offres de ce projet, prévu dans le futur quartier Rout Lëns d’Esch-sur-Alzette, était entaché d’irrégularités. Devant le scandale, Georges Mischo avait alors été contraint de démissionner du ministère des Sports, remplacé par la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen.
L’avis juridique demandé dans les mois qui ont suivi a confirmé que la loi sur les marchés publics n’avait pas été respectée. Obligé de traîner désormais ce boulet, le gouvernement espère bien en tirer des leçons et revoir les procédures du ministère des Sports pour éviter ce genre de scandale à l’avenir.
Renforcer l’expertise juridique
Accompagnée du ministre des Finances, Gilles Roth, Marine Hansen a donc rencontré lundi les députés de la commission de l’Exécution budgétaire pour revenir sur cette affaire. Lors de cet échange, la ministre des Sports a présenté les mesures que son ministère entend mettre en place pour ne plus reproduire ce genre d’erreurs. Elle a notamment affirmé que le service juridique serait renforcé pour améliorer l’expertise juridique en amont des projets. Une formation sur les marchés publics doit également être organisée pour les agents concernés d’ici la fin de l’année.
Plusieurs députés de l’opposition ont à nouveau demandé des précisions sur l’idée de qualifier le projet de centre de congrès, une question restée sans réponse lors de la précédente réunion. Mais Martine Hansen a de nouveau botté en touche, estimant qu’il n’était pas essentiel de déterminer qui avait évoqué en premier cette idée.
Une députée de la majorité a, pour sa part, considéré que l’essentiel était que les conséquences politiques avaient été tirées et que le projet avait été abandonné avant d’engendrer des pertes financières.