Le gouvernement a donné son accord au projet de loi de financement d’un futur contournement de Hesperange au niveau d’Alzingen.
«Hesperange et ses environs souffrent depuis trop longtemps: 20 000 véhicules traversent chaque jour ses quartiers résidentiels.» Le problème soulevé par Yuriko Backes, ce vendredi en conseil de gouvernement, ne date pas d’hier. Mais il semble enfin trouver une issue avec la validation d’un nouveau projet de loi de financement par l’exécutif. «Grâce au contournement d’Alzingen, inscrit dans le PNM 2035, ce trafic de transit sera transféré de la N3 vers le futur contournement – et ce goulet d’étranglement appartiendra enfin au passé», a ajouté la ministre de la Mobilité et des Travaux publics.
Espéré par les habitants d’Hesperange depuis longtemps, ce contournement devrait rediriger une partie du trafic régional et réduire la circulation au sein de la commune. De quoi libérer l’espace public au profit de modes de mobilité plus durables. Des filtres modaux ainsi que l’aménagement d’un shared space contribueront à apaiser davantage le centre-ville.
Pas avant 2037
Avec l’accord du gouvernement, la procédure législative devrait enfin pouvoir commencer. Le projet de loi doit maintenant être adopté par les députés, tandis que les dernières études doivent être finalisées. Les acquisitions foncières, les analyses techniques et l’obtention des autorisations nécessaires pourront alors suivre. «Le volet environnemental et de renaturation implique des procédures rigoureuses et encadrées, ainsi que la mise en œuvre progressive de mesures compensatoires et de travaux spécifiques», ajoute le gouvernement. Ces travaux devraient se terminer d’ici 2032 et permettre au vrai chantier de commencer peu de temps après. Le contournement pourrait alors être opérationnel en 2037. Le montant du projet s’élève à 390 millions d’euros.
Fortement encadré sur le plan environnemental, il est conditionné à la mise en œuvre de deux mesures essentielles: l’adaptation de la zone de protection nationale «Réiserbann» et la renaturation de l’Alzette ainsi que ses affluents. Cette dernière implique la création d’habitats favorables à la reproduction, au repos et à l’alimentation, notamment pour les espèces de la zone protégée Natura 2000 «Vallée supérieure de l’Alzette», ainsi qu’une gestion adaptée des surfaces après renaturation.