Depuis près d'une décennie, Marseille nous fait cadeau d'un de ses bad boys pour faire flipper toutes les défenses du pays.
Le jeu, c'est sérieux. Et à Marseille, dans ce cœur battant de la ville que sont les quartiers nord, ceux qu'on dit facilement «dangereux», Nicolas Perez, qui a grandi entre La Rose et Château-Gombert, n'avait pas de copains pour une bonne raison : «Nous, là-bas, on appelle ça des collègues!»
L'attaquant de Strassen s'y amuse avec la plus grande application. «Je n'aimais pas l'école, même si je n'étais pas non plus ce qu'on appelle un bad boy.» Ses exercices de maths de l'époque? Il s'amuse à faire des «180», exercices de jongle consistant à faire le tour des surfaces de contact du corps d'un côté à l'autre (pied-genou-épaule-tête-épaule-genou-pied), en comptant les points. Il y a aussi quelques cours d'estime de soi : «On jouait sur du goudron. Au moindre tacle, tu te retrouvais avec la "pizza" sur la cuisse. Alors tu tombais, tu te relevais et tu ne pleurais surtout pas. Il faut montrer que tu es fort.» Voilà pour l'enfance, bercée par les inoubliables spaghettis sauce à l'ail de la maman et, en bande-son lointaine, IAM, le groupe de rap marseillais qui vient tout juste de sortir son mythique album, L'École du micro d'argent.
Changement violent de paysage à l'adolescence... C'est dans une ville de métallurgistes, au beau ...
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