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[BGL Ligue] Le RFCU a le Pokar et la manière


Mario Pokar a beau avoir 32 ans, la saison passée, il a pris de plein fouet la réalité des options de jeu d’un coach. (Photo : mélanie maps)

Le Racing, cette saison, a mis 75 % de ses buts sur phases arrêtées, grâce notamment à la patte gauche d’un Pokar qui refait surface. Décisif face au Swift ?

Mario Pokar a beau avoir 32 ans, la saison passée, il a pris de plein fouet la réalité des options de jeu d’un coach. Jeff Saibene attendait de ses milieux un pressing haut et son profil ne collait pas forcément pour le boulot? L’Allemand a pris le mur : lui qui était le meilleur passeur de BGL Ligue en 2017 avec 11 passes décisives, lui qui comptait une centaine de matches de DN et avait l’expérience d’une phase de groupes d’Europa League avec Dudelange, s’est retrouvé remplaçant au RFCU.

Un bilan fou

L’été a passé. Et après deux journées de championnat qui ont conduit le RFCU à un 6 sur 6, le panorama a complètement changé. Son affolante patte gauche, bien aidée par la petite blessure de Jérôme Simon, a repris du service sous les ordres de Fahrudin Kuduzovic et le bilan est fou : le RFCU a marqué quatre fois dont trois sur phases arrêtées et il était à chaque fois à la baguette.

Si bien qu’aujourd’hui, Pokar pèse trois passes décisives, mais on devrait lui en compter trois et demie. Outre une remise magique de simplicité, dans le jeu, pour N’Goma sur la pelouse du FCD03, trois de ses corners ou coup franc ont fait mouche, mais l’un d’entre eux, conclu en deux temps, l’empêche d’être crédité.

Pokar met exactement le ballon où il doit le mettre, et c’est fatal

Derrière ce retour au premier plan d’un véritable esthète de la dernière passe se cache quand même l’évidente dangerosité du RFCU sur phases arrêtées. «Mais il n’y a pas de hasard quand vous voyez leurs gabarits», remâche Resende en souvenir de cette fatale première journée lors de laquelle l’ancien joueur de Kaiserslautern leur a tout fait. «Pokar, lui, il met le ballon exactement là où il doit le mettre. Et c’est fatal. Nous, on n’a pratiquement pas pris un but sur phases arrêtées la saison passée et on n’a rien changé à nos positions pour défendre sur ces phases standards.»

« On n’en est encore qu’à 50 ou 60 % de nos capacités »

Au Swift, qui joue une forme de derby entre cadors ce week-end, on entend bien le message, mais Pascal Carzaniga n’en fait «pas une obsession». «Mais j’avoue que j’aurais préféré que Pokar ne joue pas», sourit le technicien hesperangeois.

L’autre personne qui a la banane avant ce duel, c’est Ilies Haddadji, le directeur sportif du Racing, ravi de ce retour au premier plan : «Mario fait énormément de bien dans la dernière passe, dans les 30-35 derniers mètres, dans un milieu où Garos organise et où Nakache tient un rôle box-to-box». Cela ne l’empêche pas d’estimer que cette insolente réussite sur phases arrêtées n’a pas encore atteint son point culminant : «Kuduzovic vient d’arriver. Il y a bien d’autres choses à régler. Des basiques. On n’en est encore qu’à 50 ou 60 % de nos capacités et les combinaisons viendront plus tard.» Combinaisons ou pas, le Swift a matière à s’inquiéter. Car avant lui, Differdange a cédé sur ce genre de détails incroyablement importants.

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