Samedi, la locomotive 5519 des CFL se lancera sur les rails pour un voyage aller-retour à Coblence. Son entretien et ses trajets sont assurés par une association ferroviaire du même nom. Rencontre avec deux de ces passionnés qui font rouler l'Histoire.
En pénétrant dans le centre de remisage et de maintenance des CFL, il est difficile de nous imaginer que là, quelque part entre les bus et les trains modernes de la compagnie, un joyau du transport ferroviaire luxembourgeois se cache. Pourtant, quand Raphaël Harf nous y accueille et nous mène jusqu'à un hangar, nous y découvrons bien un pan d'histoire. Lorsque nous passons la porte, la locomotive 5519 se dresse devant nous de toute sa grandeur, 23 mètres de long, 4 de haut et 157 tonnes. «Une vraie bête humaine», souffle Raphaël.
Cet engin est rare et spécial à bien des égards. C'est la dernière locomotive à vapeur des CFL, mais aussi la dernière locomotive de son type en état de marche en Europe. Et ça, nous le devons aux membres de l'association 5519. Une équipe d'une vingtaine de passionnés, dont une partie de cheminots à la retraite, qui œuvrent depuis 1987 à sa sauvegarde. Raphaël est l'un d'entre eux. «J'ai toujours été passionné par les trains», nous raconte-t-il. Si bien que, plus jeune, il avait passé son permis vapeur avant son permis voiture.
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