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«C’est terminé» : épuisés par les trains supprimés, ces frontaliers se détournent du Luxembourg


Les usagers concernés ont moyennement apprécié la réponse ministérielle n° 4366 affirmant que l'impact des travaux menés par les CFL «reste limité». (Photo : archives editpress/vincent lescaut)

Face aux temps de trajet à rallonge dus aux travaux sur la ligne CFL Luxembourg-Bettembourg, les frontaliers français se sentent de plus en plus méprisés.

Depuis près de dix ans, c'est le même cauchemar qui recommence chaque été pour les travailleurs frontaliers français qui rejoignent quotidiennement le Luxembourg en train – 12 000 voyageurs par jour sur l'axe Metz-Luxembourg en 2025.

Afin de permettre d'importants travaux sur le réseau ferré luxembourgeois, dont la construction d'une deuxième ligne de 7 km entre Bettembourg et la capitale, la circulation des trains est interrompue à cet endroit en juillet-août, et pendant certaines vacances scolaires.

Ainsi, depuis le 16 juillet et jusqu'au 23 août inclus, tous les trains entre Thionville et Luxembourg sont purement et simplement supprimés.

Conséquence pour les usagers : des trajets plus longs, dans des conditions plus fatigantes, des files d'attente, des bus de substitution et, au final, de longues heures qui, cumulées sur la semaine, pèsent considérablement sur la santé et l'organisation des familles.

«C'est très dur moralement»

Pour Claire, graphiste à Luxembourg, cela se traduit par quatre heures de trajet quotidien au lieu de trois habituellement. «C'est devenu une vraie angoisse à l'approche de l'été. C'est très dur moralement», ...


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