Les Girondins de Bordeaux, dont le président-propritétaire est Gérard Lopez, dégringole encore.
Les Girondins de Bordeaux, un monument du football français qui évolue depuis deux saisons en 4e division, sont exclus des compétitions nationales et rétrogradés au mieux au 6e échelon, a confirmé mercredi en appel la DNCG, le gendarme financier du football français.
Le club aux six titres de champion de France, qui avait immédiatement annoncé son intention de faire appel après la décision de première instance le 30 juin, n’a pas réagi dans l’immédiat.
Alors qu’il s’y était engagé lors d’un premier passage devant la DNCG le 9 juin, le président-propriétaire hispano-luxembourgeois du club, Gerard Lopez, n’a toujours pas apporté les 9 millions d’euros nécessaires à boucler l’exercice 2025-2026 et à financer celui de 2026-2027, somme attendue pour recevoir l’aval de l’instance.
Fin juin, la direction du club avait indiqué compter sur l’apport de 10 millions d’euros par le fonds britannique Sparta Capital, mais ce dernier a mis fin aux discussions pour racheter le club en début de semaine, selon les journaux Sud Ouest et L’Equipe.
Le club, où ont brillé Alain Giresse, Jean Tigana, Zinedine Zidane ou encore Bixente Lizarazu, peut encore théoriquement faire une demande de conciliation auprès du Comité national olympique (CNOSF), comme il l’avait fait en 2022 et 2024, après de précédentes rétrogradations administratives pour raisons financières.
La première fois, il avait obtenu in extremis son maintien en L2. La seconde en revanche, sa rétrogradation de L2 à N2 (4e échelon) a été confirmée. Il n’a jamais réussi à remonter depuis.
L’exclusion des compétitions nationales signifie que le club redémarrera au mieux en Régional 1 (6e échelon).
Un dirigeant du club s’est par ailleurs rendu mercredi après-midi au tribunal de commerce qui avait validé l’an dernier le plan de continuation d’activité des Girondins, prévoyant une importante réduction de la dette des Girondins, ramenée d’environ 100 millions d’euros à 26 millions d’euros.
Le club, racheté en 2021 par Lopez, avait dû un an plus tôt abandonner son statut professionnel et son très réputé centre de formation.
Faute des 10 millions d’euros réclamés par la DNCG, une procédure de liquidation judiciaire pourrait être entamée, scellant la fin d’une histoire plus que centenaire.