Après une première réunion avortée le 24 juin, la FGFC a déposé une seconde demande de conciliation dans le cadre du feuilleton social qui agite le réseau de bus TICE depuis plus d’un an et demi.
La situation au sein du TICE, le réseau de bus intercommunal du sud du pays, ne finit pas de s’enliser. Jeudi 2 juillet, la Fédération générale de la fonction communale (FGFC) a en effet annoncé avoir sollicité le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, afin qu’il convoque d’urgence l’Office national de conciliation (ONC).
Il s’agit là du deuxième recours de la sorte de la part du syndicat, qui avait déjà requis l’intervention de l’ONC en décembre 2025 afin de régler les conflits qui perdurent entre les représentants du personnel et la direction.
Fin 2024, la parution d’une enquête interne révélait que 70 % des employés se disaient insatisfaits de leurs conditions de travail. Ils pointaient du doigt une perte de confiance, une surcharge de travail, un climat de peur et un management autoritaire. S’ensuivront un piquet de protestation organisé face au silence de la direction, puis un ultimatum lancé par la FGFC avant une demande officielle de médiation.
Faute de progrès, l’ONC sera finalement saisi le 5 décembre dernier et il faudra attendre le 24 juin avant l’organisation d’une première réunion. Un délai qui étonnera le syndicat du personnel communal, bien que satisfait de voir la procédure avancer.
La joie sera néanmoins de courte durée, puisque le représentant du gouvernement annoncera avoir découvert un vice de forme dans le dossier dès l’ouverture de la réunion. «Pourquoi avons-nous dû patienter tout ce temps alors que nous étions en contact permanent», s’est interrogée la FGFC qui, dans la foulée, a annoncé le dépôt d’une nouvelle demande de conciliation. Ce qui a été fait jeudi 2 juillet.