[MONDIAL-2026] Donnée favorite du Mondial pour son armada offensive, l’Espagne n’a surtout pas pris de but grâce à sa charnière centrale Cubarsi-Laporte.
«Je suis ravi de cette situation», s’est réjoui le sélectionneur Luis de la Fuente. «Désormais, les exigences seront plus élevées, mais notre équipe est très fiable» a-t-il ajouté, louant «un niveau exceptionnel de concentration, de responsabilité et de solidité».
Dans l’axe, Aymeric Laporte et Pau Cubarsi ont disputé l’intégralité des trois rencontres avec plus de 95 % de passes réussies, un facteur fondamental dans une équipe adepte du jeu de possession.
«J’aime être imposant, agressif»
À 32 ans, le premier est un vétéran qui compte déjà plusieurs grandes compétitions. Cubarsi, 19 ans, fils de menuisier, tout en discrétion, a rapidement trouvé ses marques pour son premier tournoi international. Et ses statistiques au cours de ses trois premiers matches sont remarquables : sept duels gagnés et seulement cinq passes ratées. Mais ce qui est surtout frappant, c’est la confiance qu’il dégage et son rôle grandissant dans la construction du jeu.
«J’aime être imposant, agressif, c’est un poste où tu ne peux reculer devant personne; il faut avoir du caractère», dit-il.
Son binôme, Laporte, né en France, a connu un parcours différent. L’ancien capitaine des Bleuets, lassé d’attendre un appel en A, a décidé de représenter la Roja et est en rapidement devenu un cadre (49 sélections). Selon lui, les décisions prises dans sa carrière l’ont amené à s’endurcir, à commencer par son changement de passeport en 2021.
Ménagé samedi mais présent lundi à l’entraînement, Laporte est un joueur indispensable pour De la Fuente. «C’est l’un des centraux qui interprète le mieux l’idée que nous avons. C’est un luxe. Il nous offre une excellente première relance, il casse les lignes, il a de la personnalité», apprécie son sélectionneur.
Si De la Fuente semble encore chercher la bonne formule en attaque et au milieu, il sait au moins compter sur sa défense pour s’éviter trop de maux de tête.