[MONDIAL-2026] Emprunté et sans idées en première période, dangereux et emballant au retour du vestiaire : c’est un Brésil aux deux visages qui a rallié les 8es aux dépens du Japon (2-1).
Buteur sur le gong au bout du temps additionnel, Gabriel Martinelli est venu récompenser un second acte dominé de la tête et des épaules par le Brésil. Acculant le Japon dans ses 30 derniers mètres, la Seleçao aurait pu tuer le match bien plus tôt sans les parades de Suzuki, à l’image de cette frappe de Vinicius repoussée sur le poteau après une percée folle de l’ailier du Real Madrid. «À la mi-temps, je leur ai dit de ne pas perdre patience parce qu’on allait marquer. Tôt ou tard, on allait marquer, c’était sûr», a assuré après coup le sélectionneur Carlos Ancelotti.
Mais à la pause, Vinicius n’avait encore rien montré de son talent, le Brésil était mené 1 à 0 et semblait bien loin du compte. Comme face au Maroc (1-1), les Brésiliens ont d’abord été en manque d’inspiration avec le ballon et trop laxistes défensivement. Mais «l’équipe n’était pas perdue comme elle l’avait été lors de la première période contre le Maroc», a défendu Ancelotti, qui a vu à Houston lundi «le match le plus complet» de ses joueurs depuis le début de la compétition.
Au football, il faut parfois passer par de la souffrance
«Le plan de la première période, qui était de trouver plus d’espaces dans l’axe, n’a pas bien fonctionné à cause de la qualité défensive de l’équipe japonaise. Après, on a changé pour essayer de mettre plus de danger dans la surface, avec plus de centres», a analysé le technicien italien.
Un choix payant qui a conduit à l’égalisation de Casemiro, trouvé dans la surface sur un centre de Gabriel, signe d’un Brésil résolument plus offensif dos au mur et enfin joueur après la pause et l’entrée d’Endrick à la place de Paqueta.
Mais 45 premières minutes d’une telle facture pourraient se payer plus cher dès le prochain tour dimanche, face à la Norvège ou à la Côte d’Ivoire, deux sélections qui ont démontré leur force de frappe offensive lors du premier tour.
Peu importe l’adversaire, Ancelotti va peut-être devoir remodeler son milieu de terrain, qui a perdu deux de ses titulaires face au Japon : Lucas Paqueta, blessé à la cuisse droite et sorti à la pause, et Casemiro, touché en fin de rencontre.
Au football, «il faut passer par de la souffrance, cela fait partie du jeu», a estimé Carlos Ancelotti. Gare à ne pas trop jouer avec le feu.