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Pas de fil rouge

Le gouvernement subit pas mal de critiques pour sa gestion de la vague de chaleur inédite qui frappe le Luxembourg et l’Europe depuis le début de la semaine. Pourtant, les services de secours et de soins ont réussi à prendre les devants pour éviter d’être débordés. Certes, le nombre d’interventions du CGDIS a augmenté en moyenne de 30 % en raison de la canicule. Aux urgences, le nombre de patients, en particulier de personnes âgées, est également en hausse. Pas d’hôpitaux submergés toutefois, comme c’est le cas en France ou au Royaume-Uni. Des centaines de morts sont à déplorer en Espagne. Des décès liés à la canicule sont aussi signalés dans le reste de l’Europe, notamment plusieurs enfants laissés dans des voitures surchauffées.

Au Luxembourg, le cas d’un sans-abri retrouvé mort dans la rue, alors que la police avait été alertée par des voisins, a choqué. Ce n’est qu’après ce drame que le ministre de la Famille a annoncé, à bas bruit, ouvrir les structures de l’Action hiver pour permettre aux plus vulnérables de prendre une douche et de se reposer. Les locaux de la Stëmm vun der Strooss ont réussi, avec le soutien du ministère de la Santé, à rallonger leurs heures d’ouverture. En parallèle, les autorités ont multiplié les messages : bons gestes pour protéger les bébés, précautions à prendre pour éviter des feux de végétation, autorisation à travailler dès 6 h sur les chantiers, conseils pour économiser l’eau ou encore appel à la vigilance lors des manifestations sportives. Le public a aussi été informé de la situation alarmante de l’oxygénation des rivières. La plus grande critique concerne le ministère de l’Éducation nationale, qui fait peser sur les écoles et lycées la responsabilité d’annuler ou aménager les cours, sans lignes directrices claires.

Il est vrai que la Cellule d’évaluation des risques intempéries et inondations (CERI) a commencé à informer dès le samedi 20 juin. Mais, en fin de compte, chaque administration y a mis du sien, parfois tardivement. Un fil rouge dans la gestion et la communication devra être trouvé, sans quoi il deviendra compliqué d’encore limiter la casse lors d’une prochaine alerte rouge avec des températures approchant ou dépassant les 40 °C.

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