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[Les petites histoires du Luxexpo] Le cas Gorillaz


(Photo : press warner records)

L’Open-Air 2026 a démarré le 1ᵉʳ juillet. Sept concerts, sept artistes et autant d’anecdotes. Aujourd’hui, Gorillaz ou le mélange entre génie musical et virtuosité de l’animation.

L’histoire prend place à la fin des années 90. Damon Albarn, frontman du groupe de britpop Blur, et le dessinateur Jamie Hewlett, sont posés devant MTV. Ils déplorent la mauvaise qualité de ce qu’ils voient et entendent. Ils assistent impuissants à l’explosion des boys et girls bands. Des corps magnifiquement sculptés, des voix d’ange, mais côté artistique… c’est pauvre! 

Il leur vient alors une idée : créer eux aussi leur groupe de manière artificielle, mais sans compromis. Radical. Exit les humains, chaque musicien sera incarné par un personnage imaginaire dessiné par Jamie.

L’univers du dessinateur prend vie sur les pochettes d’album et dans les clips, pendant que Damon insuffle l’identité musicale du projet. Un groupe en dessin animé. L’idée ne date pas d’hier (cf. The Monkeys, The Beatles…). Et pourtant, personne n’est prêt pour le raz-de-marée que deviendra Gorillaz.

Clint Eastwood : le début de tout

Le premier grand succès du groupe arrive avec le nouveau millénaire. Le 5 mars 2001, le single Clint Eastwood est publié – les créateurs sont fans de l’acteur américain et le morceau comprend même un réarrangement du thème principal du Bon, la Brute et le Truand du compositeur Ennio Morricone.

À la croisée des genres, Gorillaz se crée alors son propre univers, où se mêlent le couplet rappé par Del The Funky Homosapien et le chant pop-rock de Damon. 

Mais la réelle révolution se situe sur l’écran. Le clip, d’une durée de 4 min 27, est entièrement animé. Il nous transporte dans un monde surnaturel. Pendant que les membres du groupe jouent leur musique, le fantôme d’un gorille émerge de l’esprit du batteur et… tout s’accélère.

Le décor change : au revoir le fond blanc impersonnel et bonjour le cimetière. Les personnages virtuels doivent maintenant affronter des gorilles zombies qui avancent face à eux, sur fond de chorégraphie de Michael Jackson.

Clint Eastwood n’est pas seulement le résultat de deux cerveaux perchés : c’est une démonstration artistique complète qui s’adapte également à la scène où les musiciens préfèrent laisser toute la place à l’écran.

Gorillaz. Le 5 juillet (Luxexpo Open-Air)

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