[Mondial-2026] À seulement 18 ans, Ayyoub Bouaddi a marqué les esprits vendredi dernier contre le Brésil en illuminant l’entrejeu du Maroc. Il est attendu samedi contre l’Écosse.
Le jeune Lillois, qui n’a choisi qu’en mai de représenter le Maroc après avoir joué avec les Espoirs français, a brillé au MetLife Stadium. Associé à Neil el-Aynaoui dans un rôle de récupérateur face à Casemiro, Guimaraes et Paqueta peu en vue, il s’est mué en chef d’orchestre de nombreuses phases offensives (91 % de passes réussies).
«Peut-être que c’est parce que c’est un nouveau joueur que tout le monde s’enflamme un peu», mais Bouaddi «ne m’a pas impressionné, on savait très bien quel joueur c’était, c’est pour ça qu’on a eu beaucoup de rencontres pour qu’il choisisse le Maroc», a expliqué le sélectionneur, Mohamed Ouahbi.
Concours d’éloquence à 15 ans
Ouahbi, reconnu en Europe et au Maroc pour sa qualité de formateur, n’a pas manqué de souligner que «d’autres milieux qui sont champions du monde U20 ne sont pas» du voyage au Mondial nord-américain, comme pour rappeler la vertigineuse profusion de joueurs de qualité dans l’entrejeu du Maroc.Né le 2 octobre 2007 à Senlis, Bouaddi a grandi à Creil avant d’intégrer le centre de formation de Lille avec qui il a remporté… le concours d’éloquence des centres de formation, à l’âge de 15 ans. Sa progression rapide l’a mené à une première titularisation avec l’équipe professionnelle en 2023 en Ligue Conférence contre Klaksvík (Iles Féroé) à seulement 16 ans et trois jours.Depuis, il a fait étalage de son talent en Ligue 1 mais aussi en Ligue des champions contre le Real Madrid (victoire 1-0) en décembre 2024 et en Ligue Europa contre l’AS Rome (nouvelle victoire 1-0) un an plus tard.Barré en équipe de France par la concurrence, Bouaddi en est d’autant plus apprécié par ses coéquipiers qui saluent l’impact de son arrivée chez les Lions de l’Atlas, Chemsdine Talbi évoquant des «qualités techniques exceptionnelles». Mais que donnera l’artiste contre les rugueux Écossais, samedi?