L’international allemand du Bayern Munich Jamal Musiala a annoncé mardi qu’il souffrait d’un « dysfonctionnement neurologique », après avoir été victime d’un deuxième malaise en trois jours au cours d’un match de pré-saison, tout en expliquant qu’il allait « bien ».
« Je suis sur la bonne voie »
Musiala a affirmé que son « souhait personnel était de continuer à me consacrer davantage à ce qui m’aide le plus dans ma guérison : simplement vivre mon quotidien et poursuivre ma passion, le football. J’ai pris cette responsabilité. » « Dans l’ensemble, j’ai un très bon sentiment et je suis sur la bonne voie », a-t-il insisté, racontant être suivi par des neurologues.
Musiala, qui a disputé la Coupe du monde avec l’Allemagne, a retrouvé les terrains en janvier après une grave fracture du péroné avec luxation de la cheville qui l’a envoyé à l’infirmerie pendant six mois. Le Bayern Munich disputera la Supercoupe d’Allemagne contre le Borussia Dortmund samedi, puis débutera la défense de son titre contre Stuttgart le 28 août.
Interrogé mercredi par la téévision allemande RTL, le président d’honneur du Bayern Uli Hoeness a tenu à témoigner un « soutien inconditionnel » à Jamal Musiala, qui souffre d’un « dysfonctionnement neurologique » provoquant des « absences brèves et temporaires ». « Nous étions au courant du problème depuis longtemps », a expliqué le dirigeant, avant d’assurer que selon les neurologues qui suivent Musiala, il n’y a pas de contre-indication à la pratique du sport de haut niveau.
« Lors du premier incident, nous nous sommes concertés rapidement et il a été décidé qu’il y aurait un soutien inconditionnel pour Jamal, à tous les niveaux. Il est déjà à nouveau suivi médicalement aujourd’hui, a précisé Uli Hoeness. C’est un drame, surtout pour Jamal. Maintenant, avec ces deux incidents c’est d’abord un problème pour Jamal, mais aussi à moyen terme pour le Bayern. Nous sommes tous sans voix, on n’était pas préparé à cela. Nous allons devoir apprendre à gérer la situation. »
Pour la neurologue Maria Ilyas-Feldmann de la clinique universitaire Ruppin-Brandebourg, interrogée par l’agence de presse allemande SID, « à partir des informations rendues publiques, il n’est pas possible de poser un diagnostic précis ». Car « le terme « dysfonctionnement neurologique » est très vague et peut recouvrir des causes très différentes. Même s’il s’agit d’une d’épilepsie, cela ne signifie pas que le sport de haut niveau est à exclure ».
C’est « une maladie neurologique fréquente, et dans de nombreux cas, elle se traite très bien », a estimé cette spécialiste de l’épilepsie. D’après Mme Ilyas-Feldmann, « environ deux tiers des patients peuvent devenir exempts de crises sous un traitement médicamenteux approprié. En principe, le football professionnel reste donc également possible avec une épilepsie ».