Selon le dernier rapport de la Commission européenne sur la décennie numérique, le Luxembourg confirme sa place parmi les pays les plus avancés de l’Union européenne en matière de transformation numérique.
Le Grand-Duché figure parmi les têtes de classe dans la réalisation de la transition numérique de l’Europe à l’horizon 2030. C’est ce que souligne la Commission européenne dans la quatrième édition d’un rapport qui analyse le progrès collectif accompli par l’UE quant à l’état d’avancement de la décennie numérique. Dans ce document qui revient sur l’année écoulée, chaque pays est examiné et les qualités et les points à améliorer de chacun sont disséqués. Aussi, des recommandations et évaluations spécifiques sont émises afin de guider les États membres dans leurs efforts de transformation numérique.
Dans le peloton de tête européen
Le Luxembourg se positionne parmi les meilleurs éléments grâce à son infrastructure de connectivité quasi universelle (99,9 % de couverture 5G et 95,5 % de couverture des réseaux à très haute capacité (VHCN)) et par ses atouts de leadership, notamment mais pas uniquement, dans les domaines de l’intelligence artificielle et du calcul à haute performance.
Le pays alimente un niveau d’ambition élevé, avec des mesures stratégiques telles que l’initiative nationale «Accélérer la souveraineté numérique 2030», qui intègre des stratégies complémentaires en matière de données, d’IA et de technologies quantiques. Aussi, plusieurs projets d’infrastructures tels que le Luxembourg AI Factory, MeluXina-AI, MeluXina-Q et des infrastructures transfrontalières de communication quantique permettent au pays d’assoir sa position de locomotive dans le domaine du numérique.
Des infrastructures de pointe
Les entreprises ne sont pas en reste dans cette dynamique puisque leur transformation numérique s’est nettement améliorée en 2025 (76,7 %) et dépasse la moyenne de l’UE (71,4 %). Pour autant, le rapport pointe quelques faiblesses au niveau des PME et recommande de réaliser des efforts en matière de passage à l’échelle et d’exploitation des infrastructures nationales de données. Aussi, si l’IA a été très bien adoptée (33,6 %) par rapport à la moyenne de l’UE (20 %), l’utilisation du cloud et de l’analyse de données restent en retard. Ces lacunes persistantes pourraient limiter des gains plus larges de productivité et de compétitivité.
Des entreprises engagées dans leur transformation numérique
Au sein de la population, le Luxembourg affiche l’une des parts les plus élevées de spécialistes des TIC dans l’UE (8,7 %). Toutefois, le rapport pointe la faible proportion de femmes dans ces métiers.
Aussi, il souligne les progrès en matière de compétences numériques de base (de 60,1 % à 62,4 %), légèrement au-dessus de la moyenne de l’UE (60,4 %), mais notent que des disparités persistent chez les populations plus âgées et les personnes ayant un niveau d’éducation plus faible.
Des compétences numériques solides
Le Grand-Duché affiche d’excellents résultats en matière de services publics numériques, avec des scores de 94,7/100 pour les citoyens et de 100/100 pour les entreprises. Des améliorations restent toutefois possibles dans la numérisation des services de santé et de la justice. Par ailleurs, le pays poursuit ses efforts pour concilier transformation numérique et durabilité, notamment grâce à une approche visant à réduire l’empreinte environnementale des services publics numériques. Des progrès supplémentaires sont néanmoins attendus dans la mesure et la réduction des émissions liées au secteur des technologies de l’information et de la communication.