[Mondial-2026] Lee Kang-in doit jongler avec deux statuts : remplaçant à Paris depuis trois ans mais surtout cadre et étoile montante de la Corée du Sud, qui joue le Mexique ce jeudi.
Contre la République tchèque (victoire 2-1), jeudi, le n° 19 a offert de lumineuses passes – toutes réussies –, trouvant à chaque fois les bons espaces, le bon rythme. C’est ainsi lui qui a offert un caviar à In-beom sur le premier but coréen. Aligné ailier droit, il a été très libre dans ses déplacements et a beaucoup dézoné dans le cœur du jeu.
D’abord la téléréalité, puis Valence
À 25 ans, pour son deuxième Mondial, il est encore plus important dans la construction du jeu qu’il y a quatre ans. Avec sa capacité de projection et son intelligence tactique travaillée sous les ordres de Luis Enrique, c’est souvent lui qui débloque la situation en sélection.
Lee, qui a grandi dans une famille modeste d’Incheon, sur la côte ouest du pays, s’est fait connaître à six ans en étant l’un des personnages centraux d’une émission de téléréalité visant à découvrir les nouveaux talents du foot.
À 10 ans, sans connaître un mot d’espagnol, il s’est installé avec sa famille à Valence où il a intégré le centre de formation.
Mais c’est en signant au PSG en 2023 qu’il est devenu une star en Corée, même s’il ne jouit pas du même statut en France. Cette saison, il a été très peu utilisé dans les matches importants par Luis Enrique, qui n’avait pourtant pas souhaité son départ l’été dernier.
Avec une seule titularisation en Ligue des champions, en novembre face au Bayern quand le club parisien était décimé par les blessures, et aucune entrée en jeu à partir des quarts, Lee Kang-in pourrait avoir des envies d’ailleurs cet été, cherchant une place de titulaire dans les grands rendez-vous.
Discret, curieux, respectueux, il est apprécié par l’encadrement et ses coéquipiers pour sa bonne humeur, Kang-In peut envoyer sur ce Mondial par mal de signaux aux clubs qui pourraient avoir envie de payer sa clause de sortie au double champion d’Europe en titre.