Chargé de collecter, protéger et valoriser le patrimoine archéologique du pays, l'INRA a ouvert ses portes aux visiteurs ce vendredi à l'occasion des journées européennes de l'Archéologie.
Ce vendredi matin, il y a de l'agitation à l'atelier céramique de l'Institut national de recherches archéologiques à Bertrange: les restaurateurs présentent une partie de leurs dernières trouvailles à un petit groupe, sous les yeux du directeur, David Weis, qui ne cache pas sa fierté.
«À côté du travail des historiens, nos archéologues fouillent la terre pour comprendre toute l'histoire de notre monde, et pas seulement celle des élites qui savaient lire et écrire», explique-t-il.
Une activité qui se structure et se professionnalise au Luxembourg depuis à peine une vingtaine d'années, et bénéficie aujourd'hui de davantage de moyens financiers.
100 000 objets déterrés par an
Chaque année, les équipes de l'INRA mènent environ 30 chantiers de fouilles, liés à des programmes d'aménagement pour la plupart, et en sortent pas moins de 100 000 objets qui viennent agrandir une collection déjà bien garnie: «Nous stockons entre cinq et six millions d'objets dans trois dépôts qui commencent à atteindre leur limite.»
De véritables trésors surgis du passé, comme ces quelques pièces en cours de restauration entreposées dans l'atelier: un ancien panier en osier de l'époque romaine, admirablement conservé car il baignait dans l'eau, un soulier en cuir de la même période, trouvé à Mamer, ou encore un vase en verre et métal doré contenant des ossements – sûrement une urne funéraire, selon l'équipe – encore enserré dans un bloc de terre.
Dans un bac, une rareté : un croissant d'argile, fascinant objet ...
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