[Mondial-2026] C’est ce qu’a assuré Omar Artan à la foule venue l’accueillir à l’aéroport de Mogadiscio, quelques jours après avoir été refoulé des États-Unis où il devait officier comme arbitre.
Plus d’une centaine de personnes s’étaient rassemblées à l’aérodrome Adan Adde pour soutenir Omar Artan, qui a été refoulé samedi des États-Unis et dont la FIFA a ensuite annoncé qu’il n’officierait pas à la Coupe du monde qui démarre jeudi.
«Malgré ce qui m’est arrivé, je ne suis pas découragé», leur a-t-il lancé. «Nous avons notre pays, la Somalie, et ce drapeau, dans les bons moments comme dans les mauvais. Nous devons défendre son honneur, rester fidèles à nos responsabilités et poursuivre nos efforts pour servir notre nation avec fierté.»
La Somalie a réagi avec indignation à la triste aventure vécue par Omar Artan, pourtant désigné meilleur arbitre africain l’an dernier.
Omar Artan devait apparaître mercredi après-midi en tant qu’invité d’honneur dans un stade de Mogadiscio où se déroule un match de football entre deux équipes somaliennes.
Un responsable du Département d’État américain a déclaré mardi soir que l’arbitre était «lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes», ce qui «rendait le voyageur inéligible à l’entrée» sur le sol américain.
Dans un entretien téléphonique accordé mardi au New York Times depuis Istanbul, où il a été renvoyé, l’arbitre somalien, âgé de 34 ans, a indiqué qu’il ignorait les raisons pour lesquelles il avait été interdit d’entrée sur le territoire des États-Unis. «J’avais les bons documents, j’avais tout, j’avais le bon visa», a-t-il noté, faisant part de sa déception. «Je ne suis qu’un arbitre qui tentait de vivre son rêve, le plus grand rêve de ma vie, participer à la Coupe du monde.»
Omar Artan a raconté avoir été interrogé pendant 11 heures avant d’être emmené vers une cellule de rétention où il a été détenu pendant plusieurs heures, puis embarqué à bord d’un vol retour pour Istanbul.