RD CONGO Face à l’épidémie d’Ebola et à l’alerte de l’OMS, les ministres de la Santé de l’UE se réuniront en urgence ce vendredi, malgré un risque jugé faible sur le Vieux Continent.
Les ministres de la Santé de l’Union européenne se réuniront vendredi en visioconférence pour faire le point sur l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo. Cette réunion extraordinaire permettra aux ministres «d’évoquer l’épisode d’Ebola en Afrique centrale et de discuter de mesures additionnelles de préparation et de coordination», a précisé lundi une porte-parole de la présidence chypriote de l’UE.
Le suivi de l’épidémie et les réponses à y apporter seront en outre au menu d’un Conseil des ministres européens de la Santé programmé le 16 juin à Luxembourg. L’UE a enfin décidé d’utiliser son mécanisme dédié à la gestion de crise pour échanger plus facilement les informations sur cette épidémie, sans activer formellement ce dispositif, comme elle l’a fait déjà cette année pour surveiller l’épisode de Hantavirus survenu sur un bateau de croisière.
Des mesures réclamées par Meloni
Ces mesures font suite aux demandes de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, qui a réclamé la semaine dernière le renforcement de la surveillance aux frontières de l’UE des personnes provenant de pays touchés par l’épidémie. Elle avait demandé en outre une visioconférence des ministres de la Santé et veut que le sujet soit également abordé lors du prochain sommet des dirigeants européens, les 17 et 18 juin.
L’UE considère le risque d’infection à Ebola sur son territoire comme très faible. La RDC, pays parmi les plus pauvres au monde, a déclaré, le 15 mai, une nouvelle épidémie d’Ebola frappant son immense territoire de plus de 100 millions d’habitants. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.
Le virus à l’origine de la maladie Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement meurtrière, a déjà été détecté dans trois provinces congolaises ainsi qu’en Ouganda voisin. Quelque 246 décès sur plus de 1 000 cas suspects ont été enregistrés, selon un bilan établi le jeudi 28 mai par l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine (UA).