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L’Iran fait état de progrès mais un accord n’est pas imminent avec les États-Unis


Des images au pochoir du nouveau dirigeant iranien Mojtaba Khamenei (en haut) et du guide suprême assassiné Ali Khamenei peintes à la bombe sur un lampadaire à Téhéran, ce lundi. (Photo : afp)

L’Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les États-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent.

«Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. «Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer», a-t-il ajouté, accusant Washington d’être versatile.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran a indiqué finaliser un cadre en 14 points pour un accord visant à mettre durablement fin à la guerre avec les États-Unis, déclenchée le 28 février.

Si le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a évoqué la possible concrétisation d’un accord dès lundi, il est resté prudent et le président Donald Trump a demandé à ses négociateurs de ne pas «se précipiter».

Lors de son point de presse, Esmaïl Baghaï a insisté sur le fait que le cadre en cours d’élaboration «visait à mettre fin à la guerre» dans l’ensemble de la région, y compris au Liban.

Il a répété que les détails concernant le programme nucléaire iranien, principal point de blocage pour Washington, n’étaient pas inclus et que cette question ne serait abordée qu’après un accord sur le cadre général.

Le texte comprend des clauses sur la levée du blocus naval américain imposé aux ports iraniens depuis le 13 avril, ainsi que sur les modalités concernant le stratégique détroit d’Ormuz, a-t-il précisé.

«Les actions américaines menées sous le prétexte d’un blocus naval doivent cesser et, dans le même temps, la République islamique d’Iran prendra les mesures nécessaires pour garantir un transit sûr dans le détroit d’Ormuz», a-t-il souligné.

Le trafic dans le détroit d’Ormuz est passé sous contrôle iranien depuis le début de la guerre.

L’Iran, qui n’autorise qu’un nombre limité de navires à traverser le détroit, exige que les bâtiments obtiennent l’aval de ses forces armées.

Selon le porte-parole iranien, l’Iran n’impose pas de péage aux navires transitant par le détroit, mais perçoit des frais pour des «services de navigation».

«Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l’environnement du détroit d’Ormuz, du golfe Persique et de la mer d’Oman, nécessitent la perception de certains frais», a assuré Esmaïl Baghaï.

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