À quelques heures de la demi-finale prévue ce jeudi, la représentante du Luxembourg à l’Eurovision a répondu à quelques questions.
Sa répétition à peine terminée, Eva Marija, son violon en main, se faufile dans l’immense centre de presse de Vienne. Vêtue de son costume de scène, l’artiste luxembourgeoise a livré quelques minutes plus tôt sa prestation pour la demi-finale de l’Eurovision. Jeudi, Eva Marija passera en quatrième position, tout juste après la Roumanie et son univers metal. À la veille de la deuxième demi-finale, l’artiste âgée de 20 ans se dit «très impatiente de pouvoir partager sa prestation avec le public viennois».
Une prestation qui a subi quelques changements depuis le Luxembourg Song Contest de janvier. Même si les fondamentaux restent les mêmes, le niveau a été haussé, comme elle le confiait une semaine avant son départ pour l’Autriche, dans nos colonnes. «Je me sens libre en chantant cette chanson. Elle permet de me connecter à moi-même. C’est aussi ce que j’ai essayé de montrer dans ma scénographie», explique-t-elle.

Natasha, la mère d’Eva Marija a fait le déplacement avec sa fille. (Photo : emilie dias)
Autre point clé de sa performance : son solo de violon. Mais contrairement à la Finlande, la Luxembourgeoise ne pourra jouer en live. En effet, comme la règle l’impose, tous les instruments doivent être préenregistrés pour des raisons logistiques. Mais cette année, la Finlande a obtenu l’autorisation de jouer en direct. Une première depuis 1998. «Elle (NDRL : Linda Lampenius) a fait des shows comme celui-ci plusieurs fois. Je pense que c’était adéquat qu’elle joue en direct. Je vois cela comme une ouverture pour l’avenir. Peut-être que des musiciens pourront jouer en direct. Mais pour le moment, je suis contente d’avoir cet instrument avec moi. Linda n’a que le violon, moi je peux chanter en live».
Alors, à quelques heures de la demi-finale, Eva Marija ressent-elle une certaine pression ? «Le plus important pour moi est de donner le maximum durant ma prestation, d’en être heureuse et de surtout ressentir la chanson (…). Je pense que je vais réaliser après mon titre la chance que j’ai d’être sur cette scène», confie-t-elle.
«J’ai beaucoup appris»
Depuis sa victoire au Luxembourg Song Contest, c’est un vrai marathon pour la jeune femme. Arrivée à Vienne deux semaines avant le début du concours, elle a enchaîné les répétitions, mais aussi les apparitions en public. Dimanche dernier, elle a foulé le tapis turquoise de l’Eurovision devant l’Hôtel de ville de Vienne pour représenter le Luxembourg. «La finale nationale a été un grand moment pour moi. Depuis janvier, j’ai beaucoup appris».
Pour décrocher une place en finale, Eva Marija devra figurer dans les dix premiers parmi quinze pays concurrents.
Avant sa prestation de jeudi, Eva Marija peut compter sur certains soutiens. Parmi eux : Tali et Laura Thorn, les deux anciennes représentantes du Luxembourg à l’Eurovision. «Je connais Tali depuis mon enfance, nous faisons du théâtre musical ensemble. Elle m’a envoyé des messages de soutien. Laura, je ne l’ai pas vue depuis un moment mais nous avons parlé ensemble. Elle m’a dit : « Girl, tu vas tout tuer »». La mère d’Eva Marija, Natasha, a fait aussi le déplacement avec sa fille pour la soutenir. «Je suis moi-même musicienne, je sais ce qu’elle peut ressentir, je la soutiens beaucoup (…). Mais j’ai confiance. La musique n’est pas une compétition pour elle».