[Ligue des champions] Battu 1-0 à l’aller au Portugal, le Sporting espère profiter de la fébrilité passagère d’Arsenal pour renverser le leader de Premier League en quart de finale retour, mercredi.
Arsenal a jusqu’ici marché sur l’Europe (dix succès en onze matches), surtout à la maison, et reste considéré comme l’un des favoris pour la victoire finale en Ligue des champions. La voie d’accès pour le dernier carré de la compétition semble dégagée après le quart de finale aller remporté 1-0 à Lisbonne grâce aux entrants Gabriel Martinelli et Kai Havertz, passeur et buteur dans le temps additionnel.
Pourtant, les déboires accumulés depuis trois semaines sur le plan national ont plombé l’ambiance et cassé l’élan des Londoniens, attendus au tournant par leurs supporters devenus anxieux. Il y a eu la finale de la Coupe de la Ligue perdue contre Manchester City (0-2), l’élimination en Coupe d’Angleterre par une équipe de D2 (Southampton, 2-1)) et, enfin, le gros raté en Premier League contre Bournemouth, samedi à domicile (1-2).
Cela fait trois défaites en quatre matches, autant que lors des 49 rencontres précédentes cette saison, et cet enchaînement malheureux arrive au pire moment. «Je n’ai absolument aucune peur», a pourtant asséné l’entraîneur Mikel Arteta, mardi. «Aucune peur, que du feu, c’est ça que je veux voir chez les joueurs, chez les gens, en moi, parce que l’opportunité est incroyable», a-t-il dit en référence au possible doublé Coupe d’Europe et Premier League, jamais réalisé par le club.
Le plein de confiance avant la «finale» à City?
En Angleterre, la réception du Sporting mercredi a été complètement reléguée au second plan et les débats se cristallisent autour de la «finale» à venir pour le titre en championnat, dimanche à Manchester City, dauphin pointé à six longueurs. «Si Arsenal avait une semaine entière pour penser à ce match, je ne pense pas que ça les aiderait du tout. Ils peuvent peut-être engranger de la confiance en se qualifiant pour les demi-finales», a relevé l’ex-international Gary Neville dans son podcast.
Atteindre le dernier carré pour la deuxième fois consécutivement n’apparaît toutefois pas comme une formalité face au Sporting qui, lui, a une page d’histoire inédite à écrire à Londres. Le club vert et blanc n’a en effet jamais disputé de demi-finale de C1. Sa meilleure performance, jusqu’ici, était un quart de finale perdu contre la Real Sociedad en 1983.
Les Lions ont prouvé à l’aller qu’ils étaient capables de contenir la puissance offensive des Gunners, et notamment Viktor Gyökeres, leur ancien artificier parti l’été dernier après deux saisons canon (97 buts en 102 apparitions). Après des premiers mois poussifs, le Suédois commence à donner sa pleine mesure, avec 18 buts déjà cette saison. Mercredi, sa performance sera particulièrement scrutée alors que plusieurs titulaires potentiels (Timber, Odegaard, Rice, Saka) sont incertains.